Mariage des Balazuc 1343 (≈ 1343)
Mariage de Pelette de Montréal et d'Albert II de Balazuc, unissant les familles.
XIIe-XIIIe siècles
Origines du castrum
Origines du castrum XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Construction initiale du château médiéval mentionné dans les archives en 1206.
1559
Escalier Renaissance
Escalier Renaissance 1559 (≈ 1559)
Construction du grand escalier à vis dans la cour intérieure.
1638
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1638 (≈ 1638)
Le château passe aux Hautefort de Lestrange par mariage.
28 décembre 2000
Classement historique
Classement historique 28 décembre 2000 (≈ 2000)
Inscription du château au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. A 957, 958) , y compris l'emprise foncière de la cour dite "verger" au nord et de l'avant-cour au sud, ainsi que la tour (cad. A 989) : inscription par arrêté du 28 décembre 2000
Personnages clés
Pelette de Montréal
Dame du château ayant épousé Albert II de Balazuc en 1343.
Albert II de Balazuc
Seigneur ayant acquis le château par mariage en 1343.
Origine et histoire du Château de Montréal
Le château dit de Montréal, installé sur le roc au sommet de l’escarpement est du village, occupe la place d’un castrum médiéval dont les origines remontent aux XIIe‑XIIIe siècles ; sa première mention dans les archives date de 1206. Implanté à trois cents mètres d'altitude dans le sud des Cévennes ardéchoises, il contrôlait les vallées de la Ligne et du Roubreau et faisait partie d’une ceinture de places fortes destinée à protéger les riches mines d’argent d’Argentaria (aujourd’hui Largentière). Le site comprend au moins deux tours seigneuriales : le grand donjon quadrangulaire, conservé sur 25 mètres de hauteur, et la tour dite de Joyeuse, située à une cinquantaine de mètres et de type comparable. Le donjon, appareillé en bossage sur ses quatre façades, conserve l’intégralité de ses percements d’origine et des circulations intra‑murs composées de couloirs, d’escaliers droits et d’un escalier à vis ; son accès est commandé par une poterne et protégé par un système de meurtrières. La façade nord de la tour de Joyeuse porte des traces d’aménagement autour de la porte d’accès, avec des culots sculptés figurés. L’actuel château se compose de deux logis contigus : l’un médiéval, en bossage, l’autre de la Renaissance ; la cour intérieure rassemble l’essentiel des éléments décoratifs de cette époque. Cette cour, pavée, comporte un puits et une coursière ; on y trouve des fenêtres à meneaux, des balcons suspendus et un grand escalier à vis daté de 1559. La chapelle seigneuriale communique avec la salle du donjon par un conduit percé dans l’épaisseur du mur et est, de façon particulière, chauffée par le four à pain. L’avant‑cour est bordée au nord‑est par des communs implantés à la fin du XVIIIe siècle. Sur le plan seigneurial, le château passa en 1345 aux Balazuc, famille alliée aux Montréal depuis le mariage de Pelette de Montréal et d’Albert II de Balazuc le 9 août 1343, et resta entre leurs mains pendant trois siècles ; il passa ensuite par mariage aux Hautefort de Lestrange en 1638, puis aux Merle de Lagorce en 1742, ces derniers emportant des tapisseries d’Aubusson aujourd’hui déposées à la mairie de Vallon‑Pont‑d'Arc. L’ensemble du château, y compris l’emprise foncière de la cour dite « verger » au nord, l’avant‑cour au sud et la tour, est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 28 décembre 2000.