Construction du donjon par Foulques Nerra Début XIe siècle (≈ 1104)
Forteresse primitive sur l’éperon rocheux.
1393
Reconstruction par Jean IV de Bueil
Reconstruction par Jean IV de Bueil 1393 (≈ 1393)
Forteresse médiévale avec châtelet et enceintes.
1491
Achat par Imbert de Batarnay
Achat par Imbert de Batarnay 1491 (≈ 1491)
Début du logis Renaissance.
1849
Rachat par Xavier Branicki
Rachat par Xavier Branicki 1849 (≈ 1849)
Restauration et décoration Second Empire.
13 février 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 février 1996 (≈ 1996)
Protection du château, enceintes et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château proprement dit, ses dépendances, ses deux enceintes, le sol des parcelles A 9 à 14 sur lesquelles ils sont situés, y compris les terrasses et leurs jardins (cad. A 9 a 14) : classement par arrêté du 13 février 1996
Personnages clés
Foulques Nerra - Comte d’Anjou (IXe–XIe siècle)
Commanditaire du donjon primitif vers 1005.
Jean IV de Bueil - Grand maître des arbalétriers (XIVe siècle)
Reconstructeur de la forteresse médiévale.
Imbert de Batarnay - Conseiller royal (XVe–XVIe siècle)
Bâtisseur du logis Renaissance.
Xavier Branicki - Comte polonais (XIXe siècle)
Restaurateur et mécène du château.
Origine et histoire
Le château de Montrésor, situé dans le sud-est du département d’Indre-et-Loire, est bâti sur un éperon rocheux dominant la vallée de l’Indrois. Son origine remonte au XIe siècle, lorsque Foulques Nerra, comte d’Anjou, y fit construire une forteresse par son capitaine Roger dit le Petit Diable. Ce donjon primitif, aujourd’hui partiellement en ruine, marquait un point stratégique pour contrôler l’accès aux plateaux tourangeaux. Au fil des siècles, le site évolua entre les mains des comtes d’Anjou, des Plantagenêts, puis de la couronne de France, avant d’être profondément remanié.
Au XIVe siècle, Jean IV de Bueil, grand maître des arbalétriers, transforme le site en une puissante forteresse médiévale. Il reconstruit le châtelet d’entrée, renforce l’enceinte et érige des communs, faisant de Montrésor une place forte majeure en Touraine. La forteresse passe ensuite à la famille de Batarnay au XVe siècle : Imbert de Batarnay, conseiller de quatre rois de France, y ajoute un logis Renaissance entre 1490 et le début du XVIe siècle. Ce bâtiment, caractéristique de la période, remplace progressivement les structures médiévales en ruine, tout en réutilisant des éléments défensifs existants.
La Révolution française marque un tournant : le château, mal entretenu et morcelé entre plusieurs propriétaires, tombe en décrépitude. Une partie est peut-être incendiée, et des éléments comme la chapelle Notre-Dame ou l’aile ouest sont démolis au XIXe siècle. En 1849, le comte Xavier Branicki, exilé polonais, rachète le domaine et entreprend une restauration ambitieuse. Il réaménage le logis dans un style Second Empire, décore les intérieurs avec des œuvres d’art polonaises et européennes, et redessine le parc. Depuis, le château, toujours propriété de ses descendants, est ouvert au public et classé Monument Historique.
L’architecture du château mêle ainsi des vestiges médiévaux (donjon de Foulques Nerra, enceintes des XIIe et XIVe siècles) et des ajouts Renaissance (logis à tourelles coniques, escalier en acajou rapporté de l’Exposition universelle de 1855). Le châtelet d’entrée, avec ses tours circulaires et son pont-levis remplacé par un pont dormant, témoigne des adaptations défensives successives. Les communs, partiellement médiévaux et remaniés au XIXe siècle, abritent aujourd’hui des logements et des espaces agricoles.
Le décor intérieur, préservé depuis le XIXe siècle, reflète les passions de Xavier Branicki : collections d’armes, trophées de chasse, œuvres d’art polonaises (dont des pièces liées à la victoire de Sobieski sur les Turcs en 1683), et meubles de style Second Empire. Le parc, redessiné au XIXe siècle, accueille des sculptures symboliques comme L’Ange déchu de Costantino Corti. Classé en 1996, le château attire annuellement 80 000 visiteurs, s’imposant comme un joyau touristique de la vallée de l’Indrois.
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Les intérieurs sont restés d'origine et constituent un témoignage authentique du passé.
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