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Frise chronologique
1181
Cession aux Templiers
Cession aux Templiers
1181 (≈ 1181)
Les moines de Saint-Antonin donnent la seigneurie aux Templiers.
1187
Achèvement du donjon
Achèvement du donjon
1187 (≈ 1187)
Fin de la construction du donjon templier.
1312-1313
Transfert à Esquieu de Floyran
Transfert à Esquieu de Floyran
1312-1313 (≈ 1313)
Philippe le Bel confisque la commanderie aux Templiers.
1332
Vente à Pierre Duèze
Vente à Pierre Duèze
1332 (≈ 1332)
La seigneurie passe à la famille Duèze/Caraman.
1568
Pillage par les calvinistes
Pillage par les calvinistes
1568 (≈ 1568)
Le château est incendié pendant les guerres de religion.
1616
Achat par le duc de Sully
Achat par le duc de Sully
1616 (≈ 1616)
La seigneurie devient un comté.
1730
Reconstruction XVIIIe
Reconstruction XVIIIe
1730 (≈ 1730)
Intégration du donjon dans une demeure toscane.
7 novembre 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
7 novembre 1927 (≈ 1927)
Inscription du donjon à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon : inscription par arrêté du 7 novembre 1927
Personnages clés
| Esquieu de Floyran - Délateur des Templiers |
Bénéficiaire de la commanderie en 1312. |
| Pierre Duèze - Frère du pape Jean XXII |
Acheteur de la seigneurie en 1332. |
| Maximilien de Béthune, duc de Sully - Propriétaire et comte |
Acquiert le château en 1616. |
| Pierre Hippolyte de Malartic - Comte et reconstructeur |
Rénove le château au XVIIIe siècle. |
| Jean-Marie-Joseph Ingres - Sculpteur |
Auteur des statues de la rotonde. |
| Marcel-Lenoir - Artiste exposé |
130 œuvres conservées dans le musée. |
Origine et histoire
Le château de Montricoux, situé à l'entrée des gorges de l'Aveyron entre Nègrepelisse et Bruniquel, est un monument emblématique du Tarn-et-Garonne. Construit au XIVe siècle, il intègre un donjon du XIIe siècle, achevé en 1187, qui servait de forteresse médiévale. Ce donjon carré, haut de 20 mètres, était couronné de quatre tourelles en encorbellement, aujourd’hui disparues. À l’intérieur, une salle des gardes voûtée en berceau brisé, ornée de fresques d’inspiration mauresque, témoigne de son héritage templier.
En 1181, les moines de Saint-Antonin cèdent la seigneurie de Montricoux aux chevaliers de l’ordre du Temple, faisant du château une commanderie. Après la dissolution des Templiers en 1312, Philippe le Bel transmet le site à Esquieu de Floyran, un délateur des Templiers, avant qu’il ne passe aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1322. En 1332, la seigneurie est vendue à Pierre Duèze, frère du pape Jean XXII, marquant le début de trois siècles sous la famille Duèze/Caraman.
Au XVIe siècle, le château subit les ravages des guerres de religion : en 1568, les calvinistes de Montauban le pillent et l’incendient. Racheté en 1616 par Maximilien de Béthune, duc de Sully, le domaine est érigé en comté. Au XVIIIe siècle, le comte de Malartic entreprend une reconstruction partielle, intégrant le vieux donjon à une demeure d’inspiration toscane, avec une rotonde ornée de statues par Jean-Marie-Joseph Ingres. Le donjon est finalement classé monument historique en 1927.
Aujourd’hui, le château abrite le musée Marcel-Lenoir, dédié à cet artiste (1872-1931), avec 130 de ses œuvres. Le site allie ainsi patrimoine médiéval, architecture classique et héritage artistique, reflétant une histoire riche et mouvementée.