Frise chronologique
1653
Seigneurie de Jean Duvignac
Seigneurie de Jean Duvignac
1653 (≈ 1653)
Juge royal et avocat, seigneur de Mauré
1765
Acquisition par Jean Luxcey
Acquisition par Jean Luxcey
1765 (≈ 1765)
Notaire royal devient propriétaire
1789
Cahier de doléances
Cahier de doléances
1789 (≈ 1789)
Jean Luxcey rédige celui de Morcenx
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jean Duvignac - Seigneur de Mauré |
Juge royal et avocat en 1653 |
| Jean Luxcey - Notaire royal |
Propriétaire en 1765, rédacteur des doléances |
Origine et histoire
Le château de Moré se dresse sur la commune de Morcenx, dans le département des Landes. Ce monument, ancien siège d’une caverie (exploitation agricole dépendante d’une seigneurie) de la baronnie de Brassenx, arbore les traits d’une architecture campagnarde sobre : une façade ponctuée d’une fenêtre à meneaux et une tour d’angle coiffée d’un toit aplati. Ces éléments stylistiques suggèrent une construction ou une rénovation significative aux XVIIe ou XVIIIe siècles, période où le domaine était lié à des figures locales influentes.
En 1653, le château appartient à Jean Duvignac, juge royal et avocat au parlement de Bordeaux, qui porte alors le titre de seigneur de Mauré. Un siècle plus tard, en 1765, le domaine passe entre les mains de Jean Luxcey, notaire royal. Ce dernier joue un rôle politique notable en rédigeant le cahier de doléances de Morcenx en 1789, document clé des États généraux à la veille de la Révolution française. Ces changements de propriété illustrent l’ancrage du château dans les dynamiques sociales et juridiques locales, entre noblesse de robe et bourgeoisie montante.
L’absence de données précises sur la fondation du château ou sur d’éventuelles transformations majeures limite la reconstitution de son histoire architecturale. Toutefois, son statut de caverie et sa transmission entre des officiers royaux soulignent son importance économique et symbolique dans la région. Le monument s’inscrit ainsi dans le paysage des petites seigneuries landaises, souvent liées à l’exploitation agricole et aux réseaux d’influence provinciaux.