Frise chronologique
Moyen Âge (avant XVIe siècle)
Origines du moulin
Origines du moulin
Moyen Âge (avant XVIe siècle) (≈ 1125)
Premières mentions d’un moulin médiéval.
Milieu du XVIIe siècle
Acquisition par les Bargeton
Acquisition par les Bargeton
Milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Héritage via Marie de la Bastide.
1752
Mariage d’Arnaud de Vallabrix
Mariage d’Arnaud de Vallabrix
1752 (≈ 1752)
Transmission à Jacques Adhémar Gaspard.
Début du XIXe siècle
Transformation en parc paysager
Transformation en parc paysager
Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Aménagements néo-classiques et orangeries.
25 septembre 2007
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
25 septembre 2007 (≈ 2007)
Protection des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le moulin et le parc en totalité, ainsi que les façades et toitures du domaine (cad. Saint-Quentin-la-Poterie AO 234 : bâtiments, 240, 241, 266, 268 : ancien chemin, 270 ; Saint-Siffret A 357, 577, 578) : inscription par arrêté du 25 septembre 2007
Personnages clés
| Louis de Vaux - Seigneur de Saint-Quentin |
Ancien propriétaire, famille enrichie par l’élevage. |
| Marie de la Bastide - Veuve de Louis de Vaux |
Transmet le domaine aux Bargeton. |
| Jacques Adhémar Gaspard d’Arnaud de Vallabrix - Propriétaire par mariage (1752) |
Époux de Jeanne Marguerite de Bargeton. |
| Jean François Gaspard d’Arnaud de Vallabrix - Sous-préfet et maire d’Uzès |
Dernier propriétaire avant la famille de La Rochette. |
Origine et histoire
Le château de Moulin-Neuf, implanté à cheval sur les communes de Saint-Quentin-la-Poterie et Saint-Siffret (Gard), trouve ses origines au Moyen Âge avec un moulin attesté dès le XVIe siècle. Le domaine, d’une superficie de 22 hectares à l’époque, passe entre les mains de la famille Bargeton au milieu du XVIIe siècle, par héritage via Marie de la Bastide, veuve de Louis de Vaux, seigneur de Saint-Quentin. Les de Vaux, enrichis par l’élevage bovin et le commerce du cuir, cèdent le domaine en 1752 à Jacques Adhémar Gaspard d’Arnaud de Vallabrix, par son mariage avec Jeanne Marguerite de Bargeton.
Au XVIIIe siècle, le château devient la propriété de Jean François Gaspard d’Arnaud de Vallabrix (1755–?), militaire devenu sous-préfet puis maire d’Uzès sous l’Empire. Veuf, ses biens, dont le Moulin-Neuf, passent par alliance à la famille de La Rochette. Le domaine, qui inclut un logis, des communs, deux orangeries et un parc paysager aménagé au XIXe siècle, reflète les fabriques néo-classiques de cette époque. Ses façades, toitures, moulin et parc sont inscrits aux monuments historiques depuis le 25 septembre 2007.
L’architecture du château s’organise autour d’une cour centrale, avec des communs au nord et un logis au sud, complété par des éléments paysagers comme les orangeries. Le site, aujourd’hui propriété privée, témoigne de l’évolution d’un moulin médiéval en résidence seigneuriale, puis en domaine aristocratique aux XVIIIe et XIXe siècles. Son inscription au titre des monuments historiques souligne son intérêt patrimonial, mêlant héritage industriel (moulin) et architectural (néo-classicisme).