Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction du logis central
Construction du logis central
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification de la partie principale du château.
après 1761
Rénovations majeures
Rénovations majeures
après 1761 (≈ 1761)
Extensions, chapelle, décors intérieurs et jardin.
vers 1840
Rénovation par Lachèse
Rénovation par Lachèse
vers 1840 (≈ 1840)
Façade rehaussée, intérieurs modernisés.
XVIIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout des ailes, chapelle et décoration intérieure.
vers 1901
Sculpture des armoiries
Sculpture des armoiries
vers 1901 (≈ 1901)
Réalisées par Cottereau, sculpteur mannois.
fin XVIIIe - début XIXe siècle
Ajout d'un corps en retour
Ajout d'un corps en retour
fin XVIIIe - début XIXe siècle (≈ 1925)
Modification de la structure globale.
14 décembre 1989
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
14 décembre 1989 (≈ 1989)
Protection du château, communs, fuie et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château, communs, ancienne fuie et parc de Moulinvieux (cad. ZE 16 à 18, 40, 41, 46 à 56, 59 à 71 ; C 36) : inscription par arrêté du 14 décembre 1989
Personnages clés
| Lachèse - Architecte |
Responsable des travaux vers 1840. |
| Cottereau - Sculpteur |
Auteur des armoiries (vers 1901). |
Origine et histoire
Le château de Moulinvieux, situé à Asnières-sur-Vègre dans le département de la Sarthe, trouve ses origines au XVIIe siècle avec la construction de la partie centrale du logis. Ce premier édifice, de style classique, marque le point de départ d’un ensemble architectural qui évoluera significativement au siècle suivant. Les sources mentionnent une inscription partielle aux monuments historiques depuis 1989, couvrant le château, ses communs, une ancienne fuie et son parc.
Au XVIIIe siècle, particulièrement après 1761, le château subit d’importants remaniements : les ailes latérales sont ajoutées, l’intérieur est embelli (menuiseries, peintures, sculptures), et une chapelle Notre-Dame est érigée. Un jardin paysager, typique de l’époque, est aménagé, tandis qu’un corps en retour d’équerre est adjoint en fin de siècle. Ces transformations reflètent l’influence des tendances architecturales et décoratives du siècle des Lumières, mêlant fonctionnalité et esthétisme.
Les communs, incluant écuries, orangerie et un portail en ferronnerie, datent également du XVIIIe siècle, tout comme le jardin régulier, partiellement implanté sur l’emplacement d’un ancien manoir détruit (l’Onglée Renaut). Au XIXe siècle, des modifications supplémentaires sont apportées par l’architecte Lachèse vers 1840 : rehaussement de la façade antérieure, réaménagement des intérieurs (escalier, cuisine), et ajout d’un monogramme. Les armoiries, sculptées par Cottereau vers 1901, témoignent d’une dernière phase d’embellissement.
Le site conserve aussi des éléments utilitaires comme un vivier sur la rivière Vègre et une glacière, datant du XIXe siècle. Le colombier d’origine (XVIIe siècle) a cependant disparu au XVIIIe siècle. L’ensemble, représentatif de l’évolution des résidences seigneuriales en Anjou-Maine, illustre les adaptations successives aux modes de vie et aux goûts artistiques, sur près de trois siècles.