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Château de Moulinvieux à Asnières-sur-Vègre dans la Sarthe

Château de Moulinvieux


    72430 Asnières-sur-Vègre
Propriété privée
Château de Moulinvieux
Château de Moulinvieux
Crédit photo : La photo de Jojo - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction du logis central
après 1761
Rénovations majeures
vers 1840
Rénovation par Lachèse
XVIIIe siècle
Rénovations majeures
vers 1901
Sculpture des armoiries
fin XVIIIe - début XIXe siècle
Ajout d'un corps en retour
14 décembre 1989
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, communs, ancienne fuie et parc de Moulinvieux (cad. ZE 16 à 18, 40, 41, 46 à 56, 59 à 71 ; C 36) : inscription par arrêté du 14 décembre 1989

Personnages clés

Lachèse - Architecte Responsable des travaux vers 1840.
Cottereau - Sculpteur Auteur des armoiries (vers 1901).

Origine et histoire

Le château de Moulinvieux, situé à Asnières-sur-Vègre dans le département de la Sarthe, trouve ses origines au XVIIe siècle avec la construction de la partie centrale du logis. Ce premier édifice, de style classique, marque le point de départ d’un ensemble architectural qui évoluera significativement au siècle suivant. Les sources mentionnent une inscription partielle aux monuments historiques depuis 1989, couvrant le château, ses communs, une ancienne fuie et son parc.

Au XVIIIe siècle, particulièrement après 1761, le château subit d’importants remaniements : les ailes latérales sont ajoutées, l’intérieur est embelli (menuiseries, peintures, sculptures), et une chapelle Notre-Dame est érigée. Un jardin paysager, typique de l’époque, est aménagé, tandis qu’un corps en retour d’équerre est adjoint en fin de siècle. Ces transformations reflètent l’influence des tendances architecturales et décoratives du siècle des Lumières, mêlant fonctionnalité et esthétisme.

Les communs, incluant écuries, orangerie et un portail en ferronnerie, datent également du XVIIIe siècle, tout comme le jardin régulier, partiellement implanté sur l’emplacement d’un ancien manoir détruit (l’Onglée Renaut). Au XIXe siècle, des modifications supplémentaires sont apportées par l’architecte Lachèse vers 1840 : rehaussement de la façade antérieure, réaménagement des intérieurs (escalier, cuisine), et ajout d’un monogramme. Les armoiries, sculptées par Cottereau vers 1901, témoignent d’une dernière phase d’embellissement.

Le site conserve aussi des éléments utilitaires comme un vivier sur la rivière Vègre et une glacière, datant du XIXe siècle. Le colombier d’origine (XVIIe siècle) a cependant disparu au XVIIIe siècle. L’ensemble, représentatif de l’évolution des résidences seigneuriales en Anjou-Maine, illustre les adaptations successives aux modes de vie et aux goûts artistiques, sur près de trois siècles.

Liens externes