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Château de Mourvilles-Basses en Haute-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château
Haute-Garonne

Château de Mourvilles-Basses

    Laborie
    31460 Mourvilles-Basses
Château de Mourvilles-Basses
Château de Mourvilles-Basses
Château de Mourvilles-Basses
Château de Mourvilles-Basses
Château de Mourvilles-Basses
Crédit photo : Monuments tale - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1306
Acquisition par les Villèle
4e quart XVIe siècle
Construction initiale
début XVIIIe siècle
Extension du château
1890
Construction de la chapelle
début XIXe siècle
Modernisation agricole
2001
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et des deux ensembles de communs attenants ; le mur de clôture dans le prolongement du commun est avec son portail d'entrée ; la chapelle en totalité (cad. ZC 7 ) : inscription par arrêté du 23 août 2001

Personnages clés

Jean de Villèle - Seigneur et acquéreur Acheta la seigneurie en 1306.
Louis François Joseph de Villèle - Modernisateur agricole Introduisit mérinos et prairies artificielles.
Joseph de Villèle - Homme politique et ministre Maire de Toulouse, président du Conseil.
Geneviève de Villèle (née de Mauléon) - Commanditaire de la chapelle Fit construire l’église en 1890.

Origine et histoire

Le château de Mourvilles-Basses est une demeure seigneuriale dont les origines remontent au 4e quart du XVIe siècle, avec des extensions majeures au début du XVIIIe siècle et des réaménagements intérieurs au 1er quart du XIXe siècle. Il illustre l’évolution architecturale des maisons de campagne toulousaines, passant d’un édifice défensif des guerres de Religion à une résidence aristocratique. Le bâtiment initial, caractérisé par des tours carrées en brique rose, fut agrandi vers 1700, puis transformé par le comte Joseph de Villèle, ministre sous la Restauration, qui y ajouta une chapelle néo-gothique et des communs.

La famille de Villèle, seigneurs des lieux depuis 1306, marqua profondément l’histoire du château et du village. Au XIXe siècle, Louis François Joseph de Villèle modernisa l’agriculture locale (prairies artificielles, moutons mérinos), tandis que son fils, Joseph de Villèle — maire de Toulouse, député, puis président du Conseil sous Charles X — y repose aujourd’hui dans la chapelle castrale. Le château, laissé à l’abandon comme grenier à blé pendant un siècle, fut restauré au XXe siècle et classé Monument Historique en 2001 pour ses façades, toitures, communs, et chapelle.

Architecturalement, le château présente une dualité stylistique : la façade nord, de style Louis XIV, contraste avec la façade sud plus ancienne, ornée de clefs d’arc primitives. Le parc de 40 hectares, en pente douce vers la vallée de la Marcaissonne, et les communs complètent cet ensemble. La chapelle, construite en 1890 par la comtesse Geneviève de Villèle, abrite des vitraux aux armes familiales et un clocher inachevé, témoignant des ambitions artistiques et religieuses de ses commanditaires.

Le site s’inscrit dans le Lauragais, région historique liée à la culture du pastel et surnommée « grenier à blé du Languedoc ». Le château, symbole du pouvoir seigneurial puis de la reconquête royaliste, reflète les mutations économiques et politiques de la Haute-Garonne, entre Ancien Régime et Restauration. Son inscription aux Monuments Historiques souligne son rôle dans le patrimoine rural occitan.

Aujourd’hui, le château de Mourvilles-Basses reste un témoignage des stratégies d’adaptation des élites locales, entre héritage médiéval et innovations agricoles. Son histoire se confond avec celle d’une famille influente, les Villèle, dont l’ascension sociale — de la seigneurie toulousaine aux plus hautes fonctions de l’État — se lit dans ses murs et ses archives.

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