Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et des communs ; escalier intérieur monumental situé dans l'aile sud du château ; façades et toitures de l'ancienne ferme dénommée actuellement le Grenier de Villâtre (cad. G 297) : inscription par arrêté du 9 juillet 1986
Personnages clés
Jean de La Châtre - Bailli de Gien
Obtient l’autorisation de fortifier en 1413.
Famille de La Châtre - Propriétaires initiaux
Possède le domaine dès 1388.
Louis Pépin-Lehalleur - Acquéreur en 1848
Reconstruit le logis en ruine.
Origine et histoire du Château de Nancay
Le château de Nancay trouve ses origines dans une mention de 1388 évoquant une maison forte appartenant à la famille de La Châtre. En 1413, Jean de La Châtre, bailli de Gien, obtient du duc Jean de Berry l’autorisation de fortifier son domaine, bien que les travaux ne débutent qu’à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. Ce château initial, dont ne subsistent aujourd’hui que la tour sud-ouest et des fondations, marque le début de l’histoire architecturale du site. Les communs, reconstruits à la fin du XVIe siècle, complètent cet ensemble médiéval.
Au XVIIe siècle, la famille de La Châtre érige de nouveaux communs, tandis qu’un ensemble de bâtiments aux fonctions indéterminées (peut-être une ferme ou un logis pour les écuyers, cité en 1631) s’ajoute au nord-est du domaine. Le logis principal, en ruine à la fin du XVIIIe siècle, est reconstruit à partir de 1848 par Louis Pépin-Lehalleur, nouveau propriétaire. Une campagne de restauration majeure est entreprise en 1895, préservant les vestiges tout en modernisant le château. Les façades, toitures, et un escalier monumental sont aujourd’hui protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1986.
Le site illustre ainsi une stratification historique rare, mêlant traces médiévales (motte castrale mentionnée en 1464), transformations Renaissance, et réinterprétations du XIXe siècle. L’avenir du château, ouvert à des usages contemporains (visites, événements), s’inscrit dans la continuité de son rôle central dans le patrimoine local.