Frise chronologique
limite XVIe-XVIIe siècles
Construction du château
Construction du château
limite XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Remplace une forteresse médiévale existante.
1943
Inscription des abords
Inscription des abords
1943 (≈ 1943)
Site classé parmi les sites protégés.
1950
Classement monument historique
Classement monument historique
1950 (≈ 1950)
Protection officielle du château.
1954
Vente par la famille de Nedde
Vente par la famille de Nedde
1954 (≈ 1954)
Début de l’abandon et dégradation.
1976
État de ruines
État de ruines
1976 (≈ 1976)
Opuscule de Roland du Chalard.
années 1980
Réhabilitation en centre de vacances
Réhabilitation en centre de vacances
années 1980 (≈ 1980)
Ajout d’éléments contemporains et lotissement.
début XXe siècle
Disparition des vestiges médiévaux
Disparition des vestiges médiévaux
début XXe siècle (≈ 2004)
Derniers vestiges visibles avant destruction.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (vestiges) (cad. D 105) : classement par arrêté du 26 juin 1950
Personnages clés
| Henri IV - Roi de France |
Donjon transformé en tour d’escalier. |
| G. Dumonteil - Artisan ou artiste |
Auteur de certaines tapisseries. |
| Roland du Chalard - Auteur |
Opuscule sur les ruines (1976). |
| famille de Nedde - Ancien propriétaire |
Vend le château en 1954. |
Origine et histoire
Le château de Nedde, situé dans le département de la Haute-Vienne en Nouvelle-Aquitaine, fut construit à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. Il remplaça une forteresse médiévale dont les vestiges subsistèrent jusqu’au début du XXe siècle. Ce château se distinguait par son décor intérieur raffiné, incluant des boiseries et des tapisseries d’Aubusson et de Felletin, certaines réalisées par G. Dumonteil. Son architecture, organisée en trois corps de bâtiments en U, comportait un donjon transformé en tour d’escalier sous Henri IV, ainsi qu’une façade sud ornée de sculptures et d’une porte en plein cintre.
Classé monument historique en 1950, le château souffrit d’un manque d’entretien pendant la Seconde Guerre mondiale, ses toitures en bardeau de châtaignier ne pouvant être réparées. Vendu en 1954 par la famille de Nedde, il fut abandonné et pillé, tombant en ruines d’ici 1976. Malgré son inscription sur la liste des sites protégés dès 1943, sa dégradation fut telle qu’il ne resta que des vestiges. Dans les années 1980, les ruines furent réhabilitées en centre de vacances, intégrant des éléments contemporains en acier et vitrage, tandis que le parc fut loti de pavillons. Le site accueille depuis les Rencontres musicales de Nedde.
L’édifice illustre une architecture de transition entre Moyen Âge et époque moderne, marquée par des éléments défensifs résiduels (tourelle démolie à la Révolution) et des ornements Renaissance. Son histoire reflète aussi les défis de la préservation du patrimoine, entre négligence, destruction partielle et reconversion fonctionnelle. Les vestiges du donjon et les décors intérieurs, bien que partiellement perdus, témoignent de son importance passée comme résidence seigneuriale et lieu de culture.