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Château de Nieul-les-Saintes en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Nieul-les-Saintes

    Rue des Jonquilles
    17810 Nieul-les-Saintes
Propriété privée
Château de Nieul-les-Saintes
Château de Nieul-les-Saintes
Château de Nieul-les-Saintes
Château de Nieul-les-Saintes
Château de Nieul-les-Saintes
Château de Nieul-les-Saintes
Crédit photo : Cobber17 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1370
Héritage de Jeanne de Parthenay
1573-1574
Culte protestant
1630-1720
Période des co-seigneurs
1793
Vente comme bien national
1972
Début des restaurations
1988
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Mur d'enceinte et sa poterne ; tourelle du bâtiment Est contenant un escalier en vis ; vestiges de l'aile Sud aujourd'hui détruite : départ d'un escalier en vis et deux salles souterraines (cad. AE 335) : inscription par arrêté du 8 juillet 1988

Personnages clés

Jeanne de Parthenay - Héritière de la terre de Nieul Épouse de Jean Chaudrier.
Jean Chaudrier - Constructeur du château Maire de La Rochelle, ancêtre de Ronsard.
Gabriel Limousin - Propriétaire en 1720 Fin de la période des co-seigneurs.

Origine et histoire

Le château de Nieul-les-Saintes, situé en Charente-Maritime, trouve ses origines au XIVe siècle. En 1370, Jeanne de Parthenay hérite de la terre de Nieul, et son époux, Jean Chaudrier (ancêtre de Ronsard), y construit un château fort. Ce dernier, maire de La Rochelle, est célèbre pour avoir libéré la ville des Anglais par une ruse. Le monument reflète une architecture militaire typique des XIIIe et XIVe siècles, avec des murs à contreforts et une enceinte polygonale.

Au XVIe siècle, les seigneurs de Nieul adoptent les idées de Calvin, et le culte protestant y est célébré en 1573-1574. À partir de 1630, le château connaît une succession de co-seigneurs jusqu’en 1720, date à laquelle il passe à Gabriel Limousin. Vendu comme bien national en 1793, il est divisé entre trois agriculteurs. Abandonné au XIXe siècle, il est progressivement restauré depuis 1972 et inscrit à l’Inventaire des monuments historiques en 1988.

L’architecture du château comprend des douves sèches, deux ponts-levis disparus, et des courtines de plus de 12 mètres de haut. La cour intérieure abrite des logis et communs adossés à la muraille, avec deux tours d’escalier subsistantes. Deux salles souterraines et des vestiges d’une aile Sud, détruite, témoignent de son histoire complexe. Le site, rare exemple de fortification saintongeaise, est ouvert au public en juillet et août.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.