Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Jean Chaudrier fait construire le château fort.
XVIIe siècle
Remaniments des bâtiments
Remaniments des bâtiments XVIIe siècle (≈ 1750)
Les bâtiments intérieurs sont remaniés aux XVIe et XVIIe siècles.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1793 (≈ 1793)
Le château est vendu et transformé en ferme.
1972
Restauration approfondie
Restauration approfondie 1972 (≈ 1972)
Début des travaux de restauration du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mur d'enceinte et sa poterne ; tourelle du bâtiment Est contenant un escalier en vis ; vestiges de l'aile Sud aujourd'hui détruite : départ d'un escalier en vis et deux salles souterraines (cad. AE 335) : inscription par arrêté du 8 juillet 1988
Personnages clés
Jeanne de Parthenay
Héritière de la terre de Nieul en 1370.
Jean Chaudrier
Maire de La Rochelle, constructeur du château fort.
Gabriel Limousin
Seigneur de Nieul en 1720.
Origine et histoire du Château de Nieul-les-Saintes
Le château de Nieul, situé à Nieul-lès-Saintes en Charente-Maritime, ne semble pas remonter au-delà du XIVe siècle. Jeanne de Parthenay hérite de la terre de Nieul en 1370 et son mari, Jean Chaudrier, ancêtre de Ronsard, fait construire ce château fort ; Jean Chaudrier, maire de La Rochelle, est aussi connu pour avoir délivré la ville des Anglais par une ruse. Dans les années 1550, les seigneurs de Nieul adoptent les idées de Calvin et le culte protestant y est célébré en 1573 et 1574. À partir de 1630, de nombreux co-seigneurs se succèdent et, en 1720, la seigneurie revient à Gabriel Limousin. Le château est vendu comme bien national en 1793 et partagé entre trois agriculteurs ; au début du XIXe siècle il est transformé en ferme, puis progressivement abandonné et pillé. Une restauration approfondie est engagée à partir de 1972 et l'édifice est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 8 juillet 1988. L'ensemble était entouré de douves sèches traversées par deux ponts-levis ; une partie importante de l'enceinte fortifiée subsiste, appuyée de tours carrées et rondes. L'enceinte présente une forme polygonale irrégulière et des murs à contreforts en saillie aux angles des courtines, évoquant l'architecture militaire des XIIIe et XIVe siècles ; certaines courtines, hautes de plus de 12 mètres, conservent le chemin de ronde, notamment sur la façade des deux tours carrées. À l'intérieur de la cour, les bâtiments remaniés aux XVIe et XVIIe siècles forment une structure complexe : logis et communs sont adossés à la muraille et il reste deux des trois tours d'escalier, la troisième ne desservant que des salles voûtées en sous-sol. La rareté en Saintonge de sites fortifiés de cette importance confère un intérêt particulier à ce château. Le site est ouvert aux visites en juillet et en août.