Frise chronologique
1370
Héritage de Jeanne de Parthenay
Héritage de Jeanne de Parthenay
1370 (≈ 1370)
Jean Chaudrier construit le château fort.
1573-1574
Culte protestant
Culte protestant
1573-1574 (≈ 1574)
Célébré dans le château.
1630-1720
Période des co-seigneurs
Période des co-seigneurs
1630-1720 (≈ 1675)
Jusqu’à Gabriel Limousin.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Partagé entre trois agriculteurs.
1972
Début des restaurations
Début des restaurations
1972 (≈ 1972)
Restauration profonde engagée.
1988
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1988 (≈ 1988)
Inventaire supplémentaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mur d'enceinte et sa poterne ; tourelle du bâtiment Est contenant un escalier en vis ; vestiges de l'aile Sud aujourd'hui détruite : départ d'un escalier en vis et deux salles souterraines (cad. AE 335) : inscription par arrêté du 8 juillet 1988
Personnages clés
| Jeanne de Parthenay - Héritière de la terre de Nieul |
Épouse de Jean Chaudrier. |
| Jean Chaudrier - Constructeur du château |
Maire de La Rochelle, ancêtre de Ronsard. |
| Gabriel Limousin - Propriétaire en 1720 |
Fin de la période des co-seigneurs. |
Origine et histoire
Le château de Nieul-les-Saintes, situé en Charente-Maritime, trouve ses origines au XIVe siècle. En 1370, Jeanne de Parthenay hérite de la terre de Nieul, et son époux, Jean Chaudrier (ancêtre de Ronsard), y construit un château fort. Ce dernier, maire de La Rochelle, est célèbre pour avoir libéré la ville des Anglais par une ruse. Le monument reflète une architecture militaire typique des XIIIe et XIVe siècles, avec des murs à contreforts et une enceinte polygonale.
Au XVIe siècle, les seigneurs de Nieul adoptent les idées de Calvin, et le culte protestant y est célébré en 1573-1574. À partir de 1630, le château connaît une succession de co-seigneurs jusqu’en 1720, date à laquelle il passe à Gabriel Limousin. Vendu comme bien national en 1793, il est divisé entre trois agriculteurs. Abandonné au XIXe siècle, il est progressivement restauré depuis 1972 et inscrit à l’Inventaire des monuments historiques en 1988.
L’architecture du château comprend des douves sèches, deux ponts-levis disparus, et des courtines de plus de 12 mètres de haut. La cour intérieure abrite des logis et communs adossés à la muraille, avec deux tours d’escalier subsistantes. Deux salles souterraines et des vestiges d’une aile Sud, détruite, témoignent de son histoire complexe. Le site, rare exemple de fortification saintongeaise, est ouvert au public en juillet et août.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.