Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de fondation du château.
1370
Héritage d'Antoine de Nanton
Héritage d'Antoine de Nanton
1370 (≈ 1370)
Seigneurie transmise par Agnès de Marchand.
1503
Louis de Nanton, seigneur
Louis de Nanton, seigneur
1503 (≈ 1503)
Possession par la famille de Nanton.
Fin XVIe siècle
Mariage de Philiberte de Feurs
Mariage de Philiberte de Feurs
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Transmission à Jean de La Baume.
9 décembre 1946
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 décembre 1946 (≈ 1946)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures et la cheminée du premier étage : inscription par arrêté du 9 décembre 1946
Personnages clés
| Agnès de Marchand - Dame de Nobles |
Épouse Hardouin de Nanton, mère d'Antoine. |
| Antoine de Nanton - Seigneur de Nobles en 1370 |
Hérite du château par sa mère. |
| Philiberte de Feurs - Dernière héritière des Nanton |
Transmet la seigneurie aux La Baume. |
| Jean de La Baume - Nouveau seigneur par mariage |
Famille propriétaire jusqu’en 1789. |
| Florent-Alexandre-Melchior de La Baume - Comte de Montrevel, dernier propriétaire |
Château pillé pendant la Révolution. |
Origine et histoire
Le château de Nobles, situé à La Chapelle-sous-Brancion en Saône-et-Loire, est un monument du XIIe siècle, inscrit aux monuments historiques depuis le 9 décembre 1946. Sa structure comprend un corps de logis couvert d’un toit à croupes, encadré par deux tours rondes à toits coniques, percées de canonnières. Une façade Est, dotée d’une tour carrée hors œuvre, donne sur une cour entourée de bâtiments agricoles. L’entrée fortifiée, au Sud, mène à un intérieur marqué par une porte Renaissance ornée et un escalier à vis.
L’histoire du château est liée à des familles nobles locales. Agnès de Marchand, dame de Nobles, épouse Hardouin de Nanton, dont le fils Antoine hérite du domaine en 1370. Au XVIe siècle, Philiberte de Feurs, veuve de François de Nanton, apporte la seigneurie à Jean de La Baume par remariage. La famille de La Baume conserve le château jusqu’à la Révolution, période durant laquelle il est pillé et partiellement détruit. En 1856, les vestiges des fortifications sont supprimés lors de travaux.
Le château, propriété privée, ne se visite pas. Il abrite une cheminée monumentale au premier étage, ornée de colonnes ioniques et de médaillons, ainsi qu’une baie jumelée transformée en porte. En 1944, il devient le siège d’une compagnie hors rang liée au maquis de l’Échelette. Aujourd’hui, seuls les façades, toitures et la cheminée du premier étage sont protégés par l’inscription de 1946.