Château de Nobles à La Chapelle-sous-Brancion en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Nobles

  • Château de Nobles
  • 71700 La Chapelle-sous-Brancion
Château de Nobles
Château de Nobles
Château de Nobles
Château de Nobles
Château de Nobles
Château de Nobles
Château de Nobles
Château de Nobles
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1370
Premier seigneur connu
1503
Seigneurie de Louis de Nanton
Fin du XVIe siècle
Changement de seigneurie
1789
Destruction partielle
1856
Restauration majeure
9 décembre 1946
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures et la cheminée du premier étage : inscription par arrêté du 9 décembre 1946

Personnages clés

Agnès de Marchand Dame de Nobles et épouse de Hardouin de Nanton.
Antoine de Nanton Seigneur de Nobles en 1370 par héritage maternel.
Louis de Nanton Seigneur de Nobles en 1503.
Philiberte de Feurs Femme de lettres de la Renaissance, apporte la seigneurie à Jean de La Baume.
Jean de La Baume Seigneur de Nobles par remariage avec Philiberte de Feurs.
Florent-Alexandre-Melchior de La Baume Propriétaire du château pendant la Révolution.

Origine et histoire du Château de Nobles

Le château de Nobles, situé sur la commune de La Chapelle-sous-Brancion (Saône-et-Loire) à flanc de pente, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 9 décembre 1946. La construction se compose d’un corps de logis couvert d’un toit à croupes, flanqué à ses deux extrémités de tours rondes à toits coniques percées de canonnières en partie supérieure. La façade est, flanquée d’une tour carrée en saillie à laquelle est accolé un appentis, donne sur une cour bordée de bâtiments à usage agricole ; l’entrée fortifiée de cette cour se situe au sud. Au rez-de-chaussée du corps de logis, une porte Renaissance en plein cintre ouvre sur un large escalier à vis ; elle s’inscrit dans une travée de style toscan avec pilastres cannelés. À la gauche de cette porte, une baie jumelée, transformée tardivement en porte, est richement ornée : deux courts pilastres à chapiteaux composites, dont les fûts sont sculptés d’écailles, supportent un entablement divisé en caissons. Au premier étage, une pièce abrite une cheminée monumentale dont le linteau, orné d’un médaillon ovale entouré de cuirs et de rosaces, est porté par quatre colonnes cannelées à chapiteaux ioniques. Le château est une propriété privée et ne se visite pas.

Sur le plan historique, Agnès de Marchand est dame de Nobles et épouse Hardouin de Nanton ; leur fils Antoine de Nanton, issu d’une famille mâconnaise, est cité comme seigneur de Nobles en 1370 par héritage maternel. En 1503, Louis de Nanton, époux de Françoise de Bellecombe, est seigneur de Cruzille, d’Arcenis, de Macheron et de Nobles. À la fin du XVIe siècle, la veuve de François de Nanton, Philiberte de Feurs, femme de lettres de la Renaissance, apporte la seigneurie à Jean de La Baume par son remariage ; la famille de La Baume conserve la propriété jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Pendant la Révolution, le château, alors propriété de Florent‑Alexandre‑Melchior de La Baume, comte de Montrevel et baron de Lugny, est pillé et partiellement détruit. Lors des travaux de restauration de 1856, les vestiges des fortifications sont supprimés. En 1944, le château sert de siège à une compagnie hors rang née du développement du maquis de l’Échelette. Les blasons des familles de Nanton et de La Baume‑Montrevel illustrent successivement la seigneurie de Nobles du XIVe siècle à la Révolution.

Liens externes