Château de Noüe à Villers-Cotterêts dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Noüe

  • Rue de Plaisance
  • 02600 Villers-Cotterêts
Château de Noüe
Château de Noüe
Château de Noüe
Château de Noüe
Château de Noüe
Château de Noüe
Château de Noüe
Château de Noüe
Château de Noüe
Crédit photo : Benjism89 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle
Construction du premier château
XIIe siècle
Construction de la chapelle
XIIIe siècle
Reconstruction du château
1539
Cession au roi François Ier
XVe et XVIe siècles
Transformations majeures
XIXe siècle
Rénovations et nouveaux propriétaires
1927
Inscription aux monuments historiques
5 juillet 2004
Second arrêté de protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon et restes de l'enceinte : inscription par arrêté du 3 juin 1927

Personnages clés

Anscoul de Pierrefonds Évêque de Soissons ayant accordé le droit d’ériger une chapelle dédiée à saint Jacques.
Pierre II de Noüe Propriétaire ayant cédé la seigneurie au roi François Ier.
François Ier Roi de France ayant acquis la seigneurie et installé Anne de Pisseleu au château.
Anne de Pisseleu Duchesse d’Étampes installée au château par François Ier.
Louis de Foucault Propriétaire ayant fait abattre la partie supérieure du châtelet d’entrée et des tourelles en 1793.
Mohamed Ben Abdallah, dit Bou‑Maza Résident du château en 1848.
Henderson Propriétaire américain du château avant 1914.
Pauline André‑Lécroart Propriétaire ayant acquis le château en 1957.
Charles André Fils de Pauline André-Lécroart, créateur des Pépinières du Valois au château.

Origine et histoire du Château de Noüe

Le château de Noüe, situé à Villers-Cotterêts (Aisne, Hauts-de-France), est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1927 et fait l’objet d’un second arrêté de protection couvrant le château, ses façades et toitures, le colombier, la chapelle, l’enceinte et les remises depuis le 5 juillet 2004. Le premier château connu au lieu-dit La Noue remonte à la fin du XIe siècle ou au tout début du XIIe et fut remplacé au XIIIe siècle, puis transformé aux XVe et XVIe siècles ; de ces périodes subsistent l’enceinte, le donjon, le pigeonnier et une tourelle de la façade du logis. La terre de Noüe appartint à la famille de Noüe depuis le XIe siècle ; cette famille, bienfaitrice de religieux, obtint en 1156 d’Anscoul de Pierrefonds, évêque de Soissons, le droit d’ériger une chapelle dédiée à saint Jacques. Vers 1539, Pierre II de Noüe dut céder la seigneurie au roi François Ier, qui y installa Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes. En 1642 la ferme de Noüe fut vendue aux religieuses de Soissons ; en 1672 le château appartenait à Denis Leroy, chevalier d’Acquêt. En 1793, Louis de Foucault fit abattre la partie supérieure du châtelet d’entrée et des tourelles et brûla les archives du château. Au XIXe siècle le logis et les dépendances furent largement remaniés ; en 1848 le château servit de résidence à Mohamed Ben Abdallah, dit Bou‑Maza, puis il passa avant 1914 à un propriétaire américain, Henderson. En 1957 la propriété fut acquise par madame Pauline André‑Lécroart ; son fils Charles André y créa les Pépinières du Valois et fut distingué en 1989 par la Dwarf Fruit Tree Association (USA).

L’architecture conserve des éléments du XVe et du XVIe siècle ainsi que des réaménagements du début et du milieu du XIXe siècle. L’enceinte rectangulaire du XVe siècle est épaulée de contreforts et d’échauguettes ; le châtelet d’entrée, de style François Ier, est un donjon carré à trois niveaux cantonné de quatre tourelles dont les parties hautes ont été arasées à la Révolution ; du premier étage on accède aux cheminements de ronde. Le colombier, daté du XVIe siècle, est le plus imposant du Valois : il mesure 9,20 mètres de diamètre, repose sur une colonne centrale voûtée en ogives et est équipé d’une échelle montée sur un arbre tournant, haute de huit mètres, qui dessert 3 755 boulins. La chapelle actuelle, également du XVIe siècle, s’ouvre par une porte encadrée de pilastres cannelés et un tympan sculpté d’un crâne posé sur deux tibias. Le logis a été remanié et seule sa façade demeure datable du XVIe siècle ; une tourelle polygonale qui abritait l’escalier subsiste. Au début du XIXe siècle la façade sur le parc fut refaite dans un goût proche du Premier Empire et dotée d’un large fronton orné d’une figure de Cérès et d’attributs agricoles, sculptures attribuées au sculpteur Jules Manet. Les dépendances — écurie, étables, remises et bâtiments agricoles — ont connu d’importantes transformations au XIXe siècle, avec des constructions et extensions attestées après 1835 ; la ferme voisine, à l’origine dépendante du château, conserve des parties datables du XVIe siècle tandis que la majeure partie des étables, bergeries et fenils remonte au XVIIe ou XVIIIe siècle. Une grange sud‑ouest s’est écroulée en 1940 et une grange sud‑est a brûlé en 1959 ; d’autres bâtiments agricoles ont été ajoutés depuis. L’ensemble constitue un exemple complet de manoir du XVIe siècle avec colombier et chapelle.

Liens externes