Frise chronologique
1707
Achat par les de Lastic
Achat par les de Lastic
1707 (≈ 1707)
Jean-Antoine et François II achètent le château.
1710–1714
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
1710–1714 (≈ 1712)
Anne-François II modernise le château et rachète le village.
1710-1714
Travaux majeurs d'Anne-François II
Travaux majeurs d'Anne-François II
1710-1714 (≈ 1712)
Restructuration du château et du village.
1768–1770
Rénovation par Anne-François III
Rénovation par Anne-François III
1768–1770 (≈ 1769)
Travaux après deux décennies d’abandon.
1768-1770
Rénovation par Anne-François III
Rénovation par Anne-François III
1768-1770 (≈ 1769)
Château remis en état après abandon.
1779
Retour d'Anne-François IV
Retour d'Anne-François IV
1779 (≈ 1779)
Aménagements intérieurs et extérieurs terminés.
1779–1794
Transformations d’Anne-François IV
Transformations d’Anne-François IV
1779–1794 (≈ 1787)
Aménagements intérieurs et création du Trianon.
5 juin 1972
Classement monument historique
Classement monument historique
5 juin 1972 (≈ 1972)
Protection officielle du château et domaine.
1994
Réouverture au public
Réouverture au public
1994 (≈ 1994)
Fin des restaurations menées par Françoise de Lastic.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et de l'ensemble des communs (écuries, aile de la basse-cour, fermes et autres dépendances) ; escalier intérieur du château avec sa rampe en fer forgé et les onze pièces suivantes avec leur décor : rez-de-chaussée, vestibule d'entrée, salon d'assemblée d'été, salon d'assemblée d'hiver, salle à manger, grande bibliothèque ; premier étage, chambre ornée de tentures de velours de Gênes, chambre bleue, boudoir Louis XVI, chambre rose, salle de bal, salle de Comédie ; terrasse ouest ; cour d'honneur, à l'exclusion du portail d'entrée, des deux pavillons et de la balustrade reconstruite au XIXe siècle (cad. B 1, 4) : classement par arrêté du 5 juin 1972
Personnages clés
| Jean-Antoine de Lastic - Acquéreur en 1707 |
Prieur de Bredon, co-acheteur du château. |
| Anne-François II de Lastic - Rénovateur (1710-1714) |
Transforme le château et rachète le village. |
| Anne-François IV de Lastic - Dernier grand aménageur |
Termine les intérieurs et jardins en 1779. |
| Georges de Lastic - Collectionneur et restaurateur |
Propriétaire au XXe siècle, conserve les peintures. |
| Maréchal de La Fayette - Hôte illustre |
Séjourne au château en 1771. |
| Henri Pourrat - Écrivain |
Surnomme le château « Petit Versailles auvergnat ». |
| Anne-François III de Lastic - Lieutenant-général, propriétaire |
Relance les travaux après 1768. |
| François II de Lastic - Co-acquéreur en 1707 |
Neveu de Jean-Antoine, participe à l’achat. |
Origine et histoire
Le château de Parentignat, situé dans le Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes, trouve ses origines en 1707 lorsque Jean-Antoine de Lastic, prieur de Bredon, et son neveu François II de Lastic acquièrent le domaine des héritiers de Maximilien de Sommyèvre. À l’époque, l’édifice, en mauvais état, se présentait comme un quadrilatère flanqué de quatre tours. Entre 1710 et 1714, Anne-François II de Lastic, devenu unique propriétaire, lance une campagne de travaux majeure : il rachète le village adjacent (170 contrats signés), intègre une maison forte du XVe siècle dans l’aile gauche, et érige un corps de logis central orné d’un fronton triangulaire. Les jardins à la française, la terrasse bordée d’une balustrade, et les écuries datent de cette période.
La famille de Lastic marque profondément l’histoire du château. Anne-François III, militaire nommé lieutenant-général en 1762, le rénove entre 1768 et 1770 après deux décennies d’abandon. En 1771, le maréchal de La Fayette y séjourne. Son fils, Anne-François IV, revient en 1779 pour achever les aménagements intérieurs (escalier d’honneur en marbre de Nonette, appartements redessinés) et créer un « Trianon » près du moulin. Ouvert aux idées révolutionnaires, il devient commandant de la Garde nationale d’Issoire en 1792, mais meurt en 1794. Le château, épargné par la Révolution, abrite même une fabrique de salpêtre.
Au XIXe siècle, Joseph de Lastic et son épouse Octavie, chambellan et dame du palais de l’impératrice Joséphine, transforment les jardins « à la française » en parc « à l’anglaise » et plantent un tulipier offert par Joséphine. Surnommé « Petit Versailles auvergnat » par Henri Pourrat, le château est classé Monument Historique en 1972. Georges de Lastic (1927–1988) et son épouse Françoise restaurent l’édifice dans les années 1970–1990, rouvrant le site au public en 1994. Aujourd’hui, il abrite la collection Georges de Lastic, l’une des plus riches ensembles privés de peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles.
L’architecture du château allie symétrie classique et héritages médiévaux : trois niveaux (dont des combles à la Mansart), une cour d’honneur encadrée de deux ailes à tours rondes, et une façade est à quinze travées ouvrant sur une terrasse. L’intérieur, préservé depuis le XVIIIe siècle, conserve son mobilier d’origine, ses boiseries, et ses décors (bibliothèque, salle de bal, boudoir Louis XVI). Les dépendances, dont les écuries du XVIIIe siècle, complètent cet ensemble remarquable, toujours propriété de la famille de Lastic après douze générations.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Equipements et Détails
- Animations
- Boutique souvenir
- Guide
- Guide conférencier
- Parking à proximité
Label(s)
Monument historique