Château de Passavant à Passavant-sur-Layon en Maine-et-Loire
Patrimoine classéPatrimoine défensifDemeure seigneurialeChâteau fort
Château de Passavant
3 Place du Château
49560 Passavant-sur-Layon
Propriété privée
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification du château primitif par Foulques Nerra.
XIIIe siècle
Reconstruction et enceinte
Reconstruction et enceinte XIIIe siècle (≈ 1350)
Reconstruction du château avec une enceinte flanquée de tours.
XVe siècle
Ajout du logis
Ajout du logis XVe siècle (≈ 1550)
Construction d'un logis puissant et d'une tour d'escalier.
XVIe siècle
Dégâts des huguenots
Dégâts des huguenots XVIe siècle (≈ 1650)
Le château est ravagé par les huguenots.
XVIIe–XVIIIe siècles
Nouveau logis
Nouveau logis XVIIe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Édification d'un nouveau logis.
XIXe siècle
Réaménagement viticole
Réaménagement viticole XIXe siècle (≈ 1865)
Le château est réaménagé en maison viticole avec celliers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble du château, y compris ses douves (cad. A 515, 363, 364) : inscription par arrêté du 9 août 1999
Personnages clés
Foulques Nerra
Comte d'Anjou ayant élevé l'ouvrage primitif au XIe siècle.
Famille Falloux
Propriétaire actuel du château.
Origine et histoire du Château de Passavant
Face au Poitou, sur le haut Layon, le château de Passavant domine la commune de Passavant-sur-Layon, dans le département de Maine-et-Loire. Il occupe une emprise d'environ 42 hectares. L'ouvrage primitif a été élevé par le comte d'Anjou Foulques Nerra au premier quart du XIe siècle, comme l'une des places-fortes de sa ligne de défense. Ruiné, il est reconstruit à partir de 1210 et doté d'une enceinte flanquée de tours. Au XVe siècle, un logis puissant est ajouté, surmonté d'une haute tour d'escalier placée devant la tour sud‑ouest. Le château est ravagé par les huguenots en 1574 puis, selon d'autres travaux, partiellement brûlé lors de la Révolution. Il n'a été que médiocrement réoccupé par la suite : un nouveau logis est édifié au XVIIIe siècle et, vers 1930, l'ensemble est réaménagé en maison viticole avec celliers, ce qui a contribué à le préserver d'une ruine totale. Les élévations et aménagements actuels résultent de remaniements divers aux XIIIe, XIVe, XVe, XVIe, XVIIe–XVIIIe et XIXe siècles. Parmi les vestiges se retrouvent l'enceinte flanquée de tours, la cave, l'ancien donjon au sud‑est avec la salle dite « du trésor », et la tour sud‑ouest dont la chapelle a disparu. Le logis en place date des XVIIe ou XVIIIe siècles et a été repris au XIXe siècle ; le portail et le pont appartiennent au XVIe siècle. Un colombier d'origine XIIIe, remanié au XVIe siècle, subsiste également. Dans l'enceinte se trouvait la chapelle Saint‑Étienne du XIIe siècle ; transformée en église paroissiale et élevée en cure au XVe siècle, elle a été rasée en 1626 selon les travaux historiques. Le site, d'abord conçu pour son intérêt stratégique, a développé au fil du temps une vocation viticole. La propriété appartient aujourd'hui à la famille Falloux.