Première mention écrite Xe siècle (≈ 1050)
Le château est signalé pour la première fois dans des écrits.
1331
Occupation pendant la guerre
Occupation pendant la guerre 1331 (≈ 1331)
Le château est occupé par des grandes compagnies pendant la guerre de Cent Ans.
XIIIe siècle
Période des vicomtes
Période des vicomtes XIIIe siècle (≈ 1350)
Le château appartient aux vicomtes de Lautrec.
1384
Libération du château
Libération du château 1384 (≈ 1384)
Le château est libéré contre rançon.
XVe siècle
Construction de l'aile ouest
Construction de l'aile ouest XVe siècle (≈ 1550)
L'aile ouest du château est construite.
XVIe siècle
Aménagements du château
Aménagements du château XVIe siècle (≈ 1650)
Des aménagements sont réalisés dans le château.
XVIIe siècle
Modification de la porte
Modification de la porte XVIIe siècle (≈ 1750)
La porte de l'aile ouest est refaite.
XIXe siècle
Restauration de l'aile sud
Restauration de l'aile sud XIXe siècle (≈ 1865)
L'aile sud du château est largement reprise.
1970
Début des travaux
Début des travaux 1970 (≈ 1970)
Des travaux de restauration sont engagés pour éviter la ruine du château.
1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1986 (≈ 1986)
Le château est inscrit aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Paulin (cad. DT 17) : inscription par arrêté du 2 janvier 1986
Personnages clés
Famille de Rabastens
Famille à laquelle appartenait le château pendant les guerres de Religion.
Origine et histoire du Château de Paulin
Le château de Paulin, édifice fortifié situé à Paulinet dans le Tarn, est inscrit aux monuments historiques depuis le 2 janvier 1986. Il fait partie d'une série de lieux fortifiés qui veillaient sur les rives du Dadou et il occupe un nid d'aigle sur une barre de schiste dominant les gorges du ruisseau de l'Oulas de plus de cent mètres. Une mention écrite le signale dès le Xe siècle, et la seigneurie appartint aux vicomtes de Lautrec du XIIe au XIVe siècle. En 1331, il fut occupé par des grandes compagnies pendant la guerre de Cent Ans et ne fut libéré qu'en 1384 contre rançon. Pendant les guerres de Religion, il dépendit de la famille de Rabastens, dont un membre fut un important chef protestant dans la région. Les remaniements successifs ont rendu le site plus habitable : il a perdu ses remparts et certains ouvrages avancés, ne conservant notamment que le donjon. On trouve également des aménagements plus récents datant des XVIe et XVIIIe siècles, et l'aile sud a été largement reprise au XIXe siècle. Des travaux de restauration engagés depuis les années 1970 ont permis d'éviter la ruine.
Le château est construit en schiste, la maçonnerie se confondant parfois avec le rocher. Son logis forme un L composé de deux parties grossièrement perpendiculaires et mal reliées, les niveaux n'étant pas alignés. L'aile ouest, la plus ancienne (XVe-XVIe siècle), se termine par une tour ; sa porte, refaite au XVIIIe siècle, ouvre sur un couloir. Cette partie occidentale comprend des caves voûtées et un escalier dont un palier est couvert de voûtes d'ogives bombées. La partie droite conserve, au premier étage, une cheminée de style gothique. Plusieurs canonnières percent la façade sud et une autre est visible dans une construction en ruine au sud‑ouest. Des traces d'anciennes fortifications arasées subsistent, et des clés de voûte sont sculptées du lion de la famille de Rabastens.