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Château de Pech-Redon à Puymirol dans le Lot-et-Garonne

Château de Pech-Redon

    771 Route de Pech Redon
    47270 Puymirol
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
2000
vers 1480
Construction initiale
1580
Destruction partielle
19 mars 2008
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le logis, les communs, la cour intérieure avec ses murs de clôture et portails, les puits, les sols et les terrasses (cad. A 328) et la parcelle d'assiette du somme du " Pech " (cad. A 665) : inscription par arrêté du 19 mars 2008

Personnages clés

Vincent Bilhonis - Vicaire général d’Agen Commanditaire du château vers 1480
Maréchal de Biron - Chef militaire catholique Responsable de la destruction en 1580

Origine et histoire

Le château de Pech-Redon, situé à Puymirol en Nouvelle-Aquitaine, fut construit vers 1480 par Vincent Bilhonis, vicaire général de l’évêché d’Agen. Ce monument illustre la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance, avec des bâtiments organisés autour d’une cour fermée et des éléments intérieurs remarquables comme des salles voûtées. Son architecture reflète les évolutions stylistiques de l’époque, tout en conservant une fonction défensive sur sa colline.

L’histoire du château est marquée par des conflits religieux. Légué aux Annonciades pour y établir un noviciat, il fut occupé par les Huguenots puis canonné et brûlé en 1580 par les troupes du maréchal de Biron, qui y massacrèrent la garnison. Lors de la Révolution, les symboles de l’Ancien Régime y furent détruits, effaçant partiellement son héritage médiéval. Le logis, les communs et la cour intérieure, protégés depuis 2008, témoignent aujourd’hui de ce passé mouvementé.

Classé Monument Historique, Pech-Redon incarne les tensions religieuses du XVIe siècle et les transformations architecturales de la Renaissance. Son occupation par les protestants et sa destruction partielle reflètent les violences des guerres de Religion en Aquitaine. La précision de sa localisation reste médiocre (note 5/10), mais son inscription en 2008 a permis de préserver ses vestiges, dont les puits, terrasses et murs de clôture.

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