Construction initiale vers 1480 (≈ 1480)
Par Vincent Bilhonis, vicaire général d’Agen
1580
Destruction partielle
Destruction partielle 1580 (≈ 1580)
Par les troupes du maréchal de Biron
19 mars 2008
Inscription MH
Inscription MH 19 mars 2008 (≈ 2008)
Protection du logis et des communs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis, les communs, la cour intérieure avec ses murs de clôture et portails, les puits, les sols et les terrasses (cad. A 328) et la parcelle d'assiette du somme du " Pech " (cad. A 665) : inscription par arrêté du 19 mars 2008
Personnages clés
Vincent Bilhonis - Vicaire général d’Agen
Commanditaire du château vers 1480
Maréchal de Biron - Chef militaire catholique
Responsable de la destruction en 1580
Origine et histoire
Le château de Pech-Redon, situé à Puymirol en Nouvelle-Aquitaine, fut construit vers 1480 par Vincent Bilhonis, vicaire général de l’évêché d’Agen. Ce monument illustre la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance, avec des bâtiments organisés autour d’une cour fermée et des éléments intérieurs remarquables comme des salles voûtées. Son architecture reflète les évolutions stylistiques de l’époque, tout en conservant une fonction défensive sur sa colline.
L’histoire du château est marquée par des conflits religieux. Légué aux Annonciades pour y établir un noviciat, il fut occupé par les Huguenots puis canonné et brûlé en 1580 par les troupes du maréchal de Biron, qui y massacrèrent la garnison. Lors de la Révolution, les symboles de l’Ancien Régime y furent détruits, effaçant partiellement son héritage médiéval. Le logis, les communs et la cour intérieure, protégés depuis 2008, témoignent aujourd’hui de ce passé mouvementé.
Classé Monument Historique, Pech-Redon incarne les tensions religieuses du XVIe siècle et les transformations architecturales de la Renaissance. Son occupation par les protestants et sa destruction partielle reflètent les violences des guerres de Religion en Aquitaine. La précision de sa localisation reste médiocre (note 5/10), mais son inscription en 2008 a permis de préserver ses vestiges, dont les puits, terrasses et murs de clôture.