Frise chronologique
début XVIIe siècle
Destruction du château précédent
Destruction du château précédent
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Édifice antérieur disparu avant 1752.
1752-1755
Construction du château actuel
Construction du château actuel
1752-1755 (≈ 1754)
Remplace un édifice détruit au XVIIe siècle.
XIXe siècle
Ajout d’un chalet
Ajout d’un chalet
XIXe siècle (≈ 1865)
Modification du parc existant.
28 juillet 1975
Première protection MH
Première protection MH
28 juillet 1975 (≈ 1975)
Façades, toitures, portail et trois pièces intérieures.
24 août 2005
Seconde protection MH
Seconde protection MH
24 août 2005 (≈ 2005)
Extension à l’intérieur et au parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du château et des communs ; le portail d'entrée avec ses grilles ; les pièces suivantes avec leur décor : salle à manger, petit salon et chapelle (cad. A 412) : inscription par arrêté du 28 juillet 1975 - L'ensemble de l'intérieur du logis, l'ensemble du parc (y compris les murs de clôture, l'entrée des communs, le chalet et les murs du potager) , à l'exception des éléments déjà protégés (cad. 381 AC 97, 108 à 111 ; B 328 à 330) : inscription par arrêté du 24 août 2005
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources |
Commanditaires et architectes non identifiés. |
Origine et histoire
Le château de Percey-le-Pautel, situé à Longeau-Percey dans le Grand Est, fut construit entre 1752 et 1755 pour remplacer un édifice antérieur détruit au début du XVIIe siècle. Ce château de plaisance du XVIIIe siècle illustre les canons architecturaux de l’époque, avec une organisation intérieure caractéristique : les pièces nobles, orientées vers le jardin, sont desservies par un corridor côté cour, une disposition déjà traditionnelle en cette seconde moitié de siècle. Les intérieurs ont conservé leur décor d’origine, incluant des lambris en bois et stuc, des dessus-de-porte peints, des cheminées à trumeaux, ainsi qu’un escalier à rampe en fer forgé, témoignages du faste modeste des résidences aristocratiques provinciales.
Le parc à la française, bien que partiellement altéré, conserve sa structure d’origine centrée sur deux grandes allées se croisant devant la terrasse. Les parterres, aujourd’hui disparus, laissaient place à des pièces d’eau encore visibles, tandis que l’emplacement du potager, délimité par ses murs de clôture, reste identifiable. Un chalet fut ajouté au XIXe siècle, marquant une évolution des goûts paysagers. L’ensemble, incluant le logis, les communs, le portail d’entrée et ses grilles, ainsi que la chapelle, bénéficia de protections successives au titre des Monuments Historiques (1975 et 2005), soulignant sa valeur patrimoniale.
Classé comme Monument Historique, le château incarne le mode de vie des élites rurales du XVIIIe siècle, où l’équilibre entre architecture, décor intérieur et aménagement paysager reflétait à la fois un idéal esthétique et une démonstration sociale. Les protections légales couvrent aujourd’hui les façades, toitures, décors intérieurs (salle à manger, salon, chapelle), ainsi que l’intégralité du parc et de ses dépendances (murs, chalet, potager), préservant ainsi un ensemble cohérent malgré les altérations mineures subies au fil des siècles.