Première mention du fief de Limons 1276 (≈ 1276)
Inclut Périgères dans ses terres.
1382
Première mention de la seigneurie
Première mention de la seigneurie 1382 (≈ 1382)
Seigneurie de Périgère citée officiellement.
1486
Mention d’une tour
Mention d’une tour 1486 (≈ 1486)
Première trace architecturale écrite.
1582
Agrandissement du château
Agrandissement du château 1582 (≈ 1582)
Ajout de tours et chapelle.
1660
Poursuite des travaux
Poursuite des travaux 1660 (≈ 1660)
Campagne de construction majeure.
1686
Construction de la porterie
Construction de la porterie 1686 (≈ 1686)
Toit à l’impériale daté.
1740 ou 1779
Incendie de la partie nord
Incendie de la partie nord 1740 ou 1779 (≈ 1779)
Destruction partielle du château.
1835
Destruction partielle des dépendances
Destruction partielle des dépendances 1835 (≈ 1835)
Modifications post-révolutionnaires.
1997
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1997 (≈ 1997)
Protection de l’aile XVIIe et porterie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château comportant l'aile du XVIIe siècle et la porterie (cad. ZN 18) : inscription par arrêté du 10 février 1997
Personnages clés
Famille de Lorme de Pagnat - Propriétaires (1592–1760)
Agrandit fief et château.
Origine et histoire
Le château de Périgères, situé à Mons dans le Puy-de-Dôme, trouve ses origines dans une mention du fief de Limons dès 1276, incluant alors Périgères. Au XVIe siècle, le site abritait une maison-forte entourée des vestiges d’un château féodal, avec une salle haute, une salle basse reliées par une tour d’escalier, et des dépendances. Une tour est attestée dès 1486. La seigneurie de Périgère, citée pour la première fois en 1382, passe entre les mains de la famille de Lorme de Pagnat de 1592 à 1760, période durant laquelle le fief s’étend en absorbant les terres de Limons et de Mons.
Entre 1582 et 1660, le château est agrandi avec deux corps de bâtiments, des tours rondes et carrées, et une chapelle. La porterie, datée de 1686 et couverte d’un toit à l’impériale, marque une campagne de travaux majeure au XVIIe siècle. Un incendie ravage la partie nord entre 1740 et 1779, tandis que l’aile sud, remodelée au XVIIIe siècle, conserve des éléments du XVIIe. Les dépendances, partiellement détruites après 1835, incluaient un pigeonnier-porche en pans de bois, typique de l’architecture rurale de l’époque.
L’édifice actuel, classé Monument Historique en 1997, mêle des structures des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des décors intérieurs majoritairement refaits au XIXe siècle. Les plafonds à caissons ou à solives, ainsi que les caves voûtées d’arêtes desservies par un couloir en berceau, témoignent des techniques constructives d’époque. Les matériaux, comme le pisé enduit et l’appareil de galets sur la façade postérieure, reflètent les ressources locales. Les toitures, couvertes d’ardoise et de tuiles mécaniques, complètent cet ensemble architectural représentatif de l’évolution d’une seigneurie rurale en Auvergne.