Construction initiale XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Édification du château et de son enceinte.
1370
Acquisition par les abbés de Beaulieu
Acquisition par les abbés de Beaulieu 1370 (≈ 1370)
Château sous contrôle ecclésiastique jusqu’en 1789.
XIVe siècle
Extension de l’enceinte
Extension de l’enceinte XIVe siècle (≈ 1450)
Ajout de tours carrées côté nord.
1789
État de ruine signalé
État de ruine signalé 1789 (≈ 1789)
Fin de la propriété des abbés.
1950
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1950 (≈ 1950)
Protection des ruines par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Pervinquières (ruines) (cad. B2 244 à 247 ; 288 à 291) : inscription par arrêté du 23 juin 1950
Personnages clés
Abbés de Beaulieu - Propriétaires ecclésiastiques
Acquièrent le château en 1370, propriétaires jusqu’en 1789.
Origine et histoire
Le château de Pervinquières, édifié entre les XIIe et XIIIe siècles à Ginals (Occitanie), est un exemple typique d’architecture défensive médiévale. Ses vestiges, dont une enceinte en pierre de taille et grès de Villeveyre, révèlent une forteresse protégée par des tours carrées aux angles et une tour ronde abritant un escalier à vis. L’accès principal, une porte ogivale au nord, était défendu par une tour carrée dont subsistent des traces des arcs brisés et des chapiteaux. Une poterne à l’est, sécurisée par la tour nord-est, complétait le dispositif défensif.
En 1370, le château est acquis par les abbés de Beaulieu, qui en restent propriétaires jusqu’en 1789, date à laquelle il est signalé comme ruiné. Une extension ultérieure, probablement au XIVe siècle, ajoute une nouvelle enceinte flanquée de tours carrées côté nord, agrandissant l’édifice. Les ruines actuelles, classées Monument Historique en 1950, conservent les traces de ce passé militaire et religieux, avec des éléments comme le porche d’entrée partiellement disparu mais dont les bases reposent encore sur des chapiteaux sculptés.
Le site illustre les transformations architecturales médiévales, mêlant fonctions défensive et seigneuriale. Son histoire reflète aussi les liens entre pouvoir ecclésiastique et noblesse locale, typiques de l’Occitanie pré-révolutionnaire. Les matériaux utilisés, comme le grès de Villeveyre, témoignent des ressources locales exploitées pour sa construction. Aujourd’hui, les ruines offrent un aperçu des techniques de fortification en vigueur aux XIIe–XIVe siècles.