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Château de Pesselières à Jalognes dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Pesselières

  • Place de la Liberté
  • 18300 Jalognes
Château de Pesselières
Château de Pesselières
Crédit photo : Stefnyme - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
18300 Jalognes, Place de la Liberté

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1170
Première mention de la seigneurie
1380
Passage à la famille La Porte
1404
Hugon de La Porte nommé grand archier
1589-1591
Guerres de Religion
1639
Acquisition par Jean de Guibert
1674
Plan du comté de Sancerre
1823
Construction de la chapelle
1881
Réaménagement néo-Renaissance
2009
Classement Monument historique
2013
Label Jardin remarquable
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du château ; le terre-plein ; le pont ; les fossés ; le colombier (cad. F 212, 367, lieudit Pesselières) : inscription par arrêté du 30 juin 2009 ; Le portail d'accès et ses murs de clôture, la chapelle de 1823, en totalité, les façades et toitures des bâtiments de la basse-cour (écuries et grange), les bâtiments et aménagements du potager enfin le parc qui laisse apparaître sa qualité paysagère (les prairies sont traversées par le ruisseau de Pesselières, le parc planté d'essences variées, a conservé ses bouquets d'arbres et ses allées), et conserve les anciens fossés du château ainsi que ceux de la basse-cour, aujourd'hui parties constituantes du parc. Il s'agit des parcelles numérotées 131, 200, 211, 213, 356, 358, 360, 362, 365 et 366 se situant dans la section F du cadastre de la commune : inscription par arrêté du 1er juillet 2025

Personnages clés

Pierre de Livron - Seigneur de Pesselières (1209-1257) Parti en pèlerinage à Compostelle en 1228.
Hugon de La Porte - Baron de Pesselières (XVe siècle) Grand archier du duc de Brabant.
Jean de Guibert - Seigneur de Pesselières (XVIIe siècle) Reconstructeur partiel du château en 1640.
Marquis de Puységur - Propriétaire (XVIIIe siècle) Créateur du parc romantique.
Jean-Baptiste Collard - Propriétaire (XIXe siècle) Réaménagement néo-Renaissance en 1881.

Origine et histoire du Château de Pesselières

Le château de Pesselières, situé sur les terres de la seigneurie éponyme à Jalognes (Cher), est mentionné pour la première fois en 1170 comme propriété de la famille de Livron. Ce fief, relevant du comté de Sancerre, inclut une justice haute, moyenne et basse, des étangs et des domaines. Son rôle stratégique est souligné par le droit des seigneurs de Pesselières – reconnus comme maréchaux du comté – de conduire les vassaux lors de l’entrée solennelle du comte de Sancerre, un privilège source de conflits jusqu’à des transactions territoriales.

Vers 1380, le « château et maison forte » passe à la famille La Porte, qui le conserve jusqu’en 1639. Les La Porte, chevaliers et barons, marquent l’histoire du lieu : Hugon de La Porte, baron de Pesselières, devient grand archier du duc de Brabant en 1404. Pendant les guerres de Religion (1589-1591), le château, occupé successivement par la Ligue et les royalistes, subit d’importants dommages. Son architecture médiévale, visible dans l’aile nord-ouest et la tourelle d’escalier, témoigne de cette période.

En 1639, Jean de Guibert acquiert le domaine et entreprend une reconstruction partielle : la porte d’entrée à bossage, des cheminées monumentales et l’aile sud-est datent de cette campagne. Le château, représenté en 1674 comme un plan en U entouré de douves, évolue au XVIIIe siècle avec la suppression du pont-levis et des fortifications. Au XIXe siècle, les familles Collard et Boin transforment radicalement le site : comblement des fossés, réaménagement néo-Renaissance de l’aile sud-est (1881), création d’une chapelle (1823) et d’un parc romantique inspiré des jardins anglais, labellisé Jardin remarquable en 2013.

Le château, classé Monument historique en 2009 et 2025 (façades, toitures, colombier, parc et dépendances), conserve des éléments défensifs médiévaux malgré les modifications des XIXe-XXe siècles. Son parc, restauré à partir des années 2000, allie essences centenaires (cèdres, hêtres pourpres) et aménagements contemporains, comme un labyrinthe de charmille. Une foire médiévale, l’une des plus anciennes de France (depuis le haut Moyen Âge), y est toujours célébrée le 1er juin.

Liens externes

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