Frise chronologique
XIVe–XVe siècles
Construction du donjon
Construction du donjon
XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Édifié pendant la guerre de Cent Ans.
2e moitié du XVIIe siècle
Agrandissement du corps de logis
Agrandissement du corps de logis
2e moitié du XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d’un pavillon d’angle par les Pesteils.
1901–1902
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique
1901–1902 (≈ 1902)
Travaux dirigés par Émile Lemaigre.
18 juillet 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
18 juillet 1994 (≈ 1994)
Protection intégrale du château.
2008
Restauration des fresques
Restauration des fresques
2008 (≈ 2008)
Prix Sotheby’s pour les peintures du XVe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. C 64) : classement par arrêté du 18 juillet 1994
Personnages clés
| Jean de Foulholes - Seigneur et bailli des montagnes |
Constructeur des 4 premiers étages du donjon. |
| Jean (ou Jacques) de Montamat - Seigneur de Polminhac |
Acheva le donjon au XVe siècle. |
| Charles Jacques de Cassagnes de Beaufort de Miramon - Seigneur du XVIIe siècle |
Fit construire le corps de logis. |
| Émile Lemaigre - Architecte cantalien |
Dirigea la restauration néo-gothique en 1901. |
| Félix Tourdes - Peintre du XXe siècle |
Auteur des peintures murales classées. |
| Anatole et Gabriel de Miramon - Propriétaires du XIXe siècle |
Commanditaires des travaux modernes. |
Origine et histoire
Le château de Pesteils, situé à Polminhac dans le Cantal, est une ancienne forteresse médiévale édifiée à la fin du Moyen Âge, entre les XIVe et XVe siècles. Son donjon de 40 mètres, construit durant la guerre de Cent Ans, surplombe la vallée de la Cère. Le site fut initialement une place forte contrôlée par des familles nobles locales comme les Foulholes et les Montamat, avant d’être agrandi au XVIIe siècle par les Pesteils et les Cassagnes de Beaufort de Miramon.
Au XVIIe siècle, le corps de logis et un pavillon d’angle furent ajoutés, donnant au château une dimension résidentielle. Les décors intérieurs, remaniés au XIXe siècle dans un style néo-gothique par la famille de Miramon et l’architecte Émile Lemaigre, incluent un escalier à double révolution et des fresques du XVe siècle restaurées en 2008. Le parc, redessiné au début du XXe siècle, complète cet ensemble classé Monument Historique en 1994.
Le château conserve des éléments architecturaux variés : plafonds peints du XVIIe siècle représentant des scènes mythologiques, une cuisine ancienne primée, et des peintures murales du XXe siècle classées depuis 1980. Il abrite aussi des saynètes historiques avec des personnages de cire depuis son ouverture au public en 1956. Le site a servi de décor pour des films, comme L’Éternel Retour (1942) avec Jean Marais.
L’histoire du château est marquée par des conflits médiévaux, comme les luttes entre Renaud de Murat et Bernard VII d’Armagnac au début du XVe siècle. Transmis par alliances matrimoniales (Foulholes, Montamat, Pesteils, Miramon), il illustre l’évolution des forteresses en résidences aristocratiques. Les travaux des XIXe et XXe siècles, notamment ceux d’Anatole et Gabriel de Miramon, ont préservé son héritage tout en l’adaptant aux goûts de chaque époque.
Aujourd’hui, le château de Pesteils allie patrimoine médiéval et aménagements modernes, avec un parc inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables. Ses collections (mobilier, tapisseries, peintures) et son architecture hybride en font un témoignage unique de l’histoire auvergnate, ouvert à la visite et engagé dans la valorisation de son héritage culturel.