Frise chronologique
1030
Première mention de la famille
Première mention de la famille
1030 (≈ 1030)
Témoins d'une charte de donation à Moissac.
1055
Donation à l'abbaye de Moissac
Donation à l'abbaye de Moissac
1055 (≈ 1055)
Cession de l'église Saint-Hilarion de Duravel.
1214
Saisie par Simon de Montfort
Saisie par Simon de Montfort
1214 (≈ 1214)
Confisqué pendant la croisade des Albigeois.
1229
Restitution aux Pestilhac
Restitution aux Pestilhac
1229 (≈ 1229)
Retour du castrum à la famille.
1287
Accord de paréage royal
Accord de paréage royal
1287 (≈ 1287)
Partage de la seigneurie avec le roi.
1298
Fondation de Montcabrier
Fondation de Montcabrier
1298 (≈ 1298)
Création de la bastide par le sénéchal.
1342
Révolte d'Amalvin de Pestilhac
Révolte d'Amalvin de Pestilhac
1342 (≈ 1342)
Ralliement au roi d'Angleterre.
1346
Destruction du castrum
Destruction du castrum
1346 (≈ 1346)
Prise et ruine après la mort d'Amalvin.
16 février 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
16 février 1926 (≈ 1926)
Inscription des ruines de l’église et du château.
1926
Classement monument historique
Classement monument historique
1926 (≈ 1926)
Protection des ruines du château et église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et château de Pestillac (ruines) : inscription par arrêté du 16 février 1926
Personnages clés
| Amalvin de Pestilhac - Seigneur rebelle |
Rejoint l'Angleterre, tué en 1346. |
| Simon de Montfort - Chef croisé |
Confisque le castrum en 1214. |
| Gausbert de Pestilhac - Seigneur médiéval |
Témoin en 1055, lié à Moissac. |
| Guy de Cabrier - Sénéchal de Quercy |
Fonde Montcabrier en 1298. |
| Arnaud de Pestilhac - Témoin historique |
Présent au testament de Géraud de Gourdon (1108). |
| Gausbert et Seguin de Pestilhac - Seigneurs et donateurs |
Cèdent une église à Moissac en 1055. |
| Gasc de Pestilhac - Seigneur au XIIIe siècle |
Détient une partie du château en 1259. |
| Bertrand de Pestilhac - Fondateur de bastide |
Crée Villefranche-du-Périgord en 1261. |
Origine et histoire
Le castrum de Pestillac (ou Pestilhac) est un site fortifié médiéval situé dans le Lot, sur la commune de Montcabrier, aux confins du Quercy et du Périgord. Implanté sur un éperon rocheux dominant la vallée de la Thèze, il fut la résidence des barons de la Châtaigneraie et comprenait des maisons-tours, deux églises accolées et des fortifications. Son importance stratégique s’étendait sur plusieurs communes environnantes, dont Montcabrier, Cassagnes et Duravel, reflétant son rôle central au Moyen Âge.
La famille de Pestilhac, attestée dès 1030, était liée à la noblesse locale, comme les seigneurs de Gourdon. Pendant la croisade des Albigeois (1209-1229), elle soutint le comte de Toulouse, ce qui entraîna la saisie du castrum par Simon de Montfort en 1214. Restitué en 1229, le site fut ensuite marqué par des conflits avec la bastide royale de Montcabrier, fondée en 1298. En 1346, Amalvin de Pestilhac, allié aux Anglais, fut tué, et le castrum détruit après une bataille.
Le castrum connut plusieurs phases architecturales, notamment pour sa chapelle castrale, composée de deux églises accolées. La plus ancienne, datable du XIe siècle, présente des décors peints et des maçonneries typiques de l’art roman. La seconde, plus élaborée, fut construite à la fin du XIIe siècle, avec un portail orné et une tribune seigneuriale. Ces éléments stylistiques reflètent les influences angevines et périgourdines de l’époque.
Les ruines du château et de l’église de Pestillac furent classées monuments historiques en 1926. Le site illustre les dynamiques féodales et les tensions entre seigneurs locaux et pouvoir royal, notamment à travers le paréage de 1287 et la fondation de Montcabrier. Après le XIVe siècle, le castrum fut progressivement abandonné, mais ses vestiges restent un témoignage majeur de l’histoire médiévale de l’Occitanie.
Les fouilles et études archéologiques ont révélé des traces de décors peints, des modillons sculptés et des structures défensives, comme une galerie en charpente. La chapelle, chef-lieu de l’archiprêtré, montre l’importance religieuse du site. Les sources écrites et les analyses stylistiques permettent de dater les campagnes de construction entre les XIe et XIIIe siècles, avec des réaménagements ultérieurs.