Construction du domaine XVIIe siècle (≈ 1750)
Ancien prieuré transformé en demeure.
1789
Rôle de Vadier aux États généraux
Rôle de Vadier aux États généraux 1789 (≈ 1789)
Député du Tiers état, Serment du Jeu de paume.
1816
Exil de Vadier
Exil de Vadier 1816 (≈ 1816)
Départ pour Bruxelles, mort en 1828.
1990
Retour des cendres de Vadier
Retour des cendres de Vadier 1990 (≈ 1990)
Inhumation dans la chapelle privée.
1er avril 1993
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1er avril 1993 (≈ 1993)
Inscription intégrale du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Domaine (cad. ZE 34) : inscription par arrêté du 1er avril 1993
Personnages clés
Marc-Guillaume-Alexis Vadier - Député révolutionnaire et Conventionnel
Propriétaire, créateur du département de l’Ariège.
Gilles Dussert - Avocat et biographe de Vadier
Acquéreur en 1988, initiateur du classement.
Origine et histoire du Château de Peyroutet-Vadier
Le domaine de Peyroutet-Vadier, situé à Montaut en Ariège (Occitanie), est un vaste ensemble architectural datant principalement du XVIIe siècle, complété par un parc planté au XVIIIe siècle. Ancien prieuré dépendant de l’évêché de Pamiers, il aurait été édifié sur les vestiges d’une villa gallo-romaine. Ce lieu est indissociable de Marc-Guillaume-Alexis Vadier (1736-1828), figure révolutionnaire, député du Tiers état aux États généraux et membre du Comité de Salut public. Il y vécut avant son exil en 1816 et y est aujourd’hui inhumé.
Le domaine, resté inchangé depuis le départ de Vadier, comprend une maison de maître avec pigeonnier, communs, et une chapelle privée. Les intérieurs conservent boiseries, papiers peints et ferronneries d’époque. En 1988, l’avocat Gilles Dussert, biographe de Vadier, acquiert le site et obtient son classement aux Monuments historiques en 1993. Il y ramène les cendres de Vadier en 1990, faisant du domaine un lieu de mémoire protégé, à la fois pour son architecture et son histoire révolutionnaire.
Plusieurs campagnes de restauration ont été menées, incluant la chapelle, les écuries, et la tour-pigeonnier. Bien que propriété privée et non ouvert au public, le domaine symbolise l’héritage politique et architectural de la Révolution française en Ariège. Son parc, ses bâtiments et son histoire en font un témoignage exceptionnel de cette période, lié à la création même du département de l’Ariège par Vadier.
Le site est doublement protégé : comme monument historique depuis 1993 et comme lieu d’inhumation de Vadier, dont la dépouille repose dans la chapelle. Cette double reconnaissance souligne son importance patrimoniale et mémorielle, illustrant les liens entre histoire locale et nationale.