Construction du domaine XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification de la maison de maître, des communs et des autres bâtiments principaux.
XVIIIe siècle
Aménagement du parc
Aménagement du parc XVIIIe siècle (≈ 1850)
Création du parc planté et aménagements intérieurs.
1990
Rapatriement des cendres
Rapatriement des cendres 1990 (≈ 1990)
Les cendres de Marc-Guillaume-Alexis Vadier sont rapatriées dans la chapelle privée.
1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1993 (≈ 1993)
Le domaine est inscrit intégralement au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Domaine (cad. ZE 34) : inscription par arrêté du 1er avril 1993
Personnages clés
Marc-Guillaume-Alexis Vadier
Député du Tiers-État et conventionnel, propriétaire du domaine et figure politique majeure.
Gilles Dussert
Avocat et biographe, acquéreur du domaine dans les années 1980.
Origine et histoire du Château de Peyroutet-Vadier
Le domaine de Peyroutet-Vadier, vaste ensemble principalement daté du XVIIe siècle, se situe sur la commune de Montaut (Ariège), à environ 2,5 km au nord-ouest du village et à moins de quinze kilomètres au nord de Pamiers, au-delà de l'autoroute A66. Ancien prieuré dépendant de l'évêché de Pamiers et vraisemblablement édifié sur les vestiges d’une villa gallo-romaine, il comprend une maison de maître avec partie d'habitation, un pigeonnier, des communs, la maison du régisseur, un four en maçonnerie et un parc planté au XVIIIe siècle. Le bâtiment principal présente au rez-de-chaussée les cuisines et pièces de service, un étage consacré au salon et aux pièces principales, et un dernier niveau mansardé regroupant les chambres ; les intérieurs conservent papiers peints, boiseries et ferronneries d'époque. Demeure de Marc-Guillaume-Alexis Vadier, député du Tiers-État aux États généraux puis conventionnel (1736-1828), le domaine est associé à son rôle politique et à sa paternité reconnue dans la création du département de l'Ariège ; Vadier fut exilé comme régicide en 1816 et mourut à Bruxelles en 1828. Le domaine est resté inchangé depuis le départ en exil de Vadier en 1816 et constitue un lieu de mémoire lié à sa tombe. Acquis par l'avocat et biographe Gilles Dussert à la fin des années 1980, le site a fait l'objet d'une inscription intégrale au titre des monuments historiques par arrêté du 1er avril 1993. À la suite d'une démarche conjointe de Gilles Dussert et du Conseil général de l'Ariège, les cendres de Vadier ont été rapatriées et déposées dans la chapelle privée du domaine en 1990, conférant au lieu une double protection comme monument et comme lieu d'inhumation. Plusieurs campagnes de travaux ont été menées sur la chapelle, les écuries, la tour-pigeonnier, les toitures des parties basses, du bâtiment principal et de la maison du régisseur. Propriété privée, le domaine de Peyroutet-Vadier ne se visite pas.