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Château de Pierre-Perthuis dans l'Yonne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort
Yonne

Château de Pierre-Perthuis

    48 Le Village
    89450 Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Château de Pierre-Perthuis
Crédit photo : Chau7 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
928–968
Construction par Rotmond
1180
Assise royale de Philippe-Auguste
1430
Siège par le Dauphin
1433
Reprise par Philippe III le Bon
Fin XVIe siècle
Destruction partielle
1971
Classement de la poterne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Restes de la poterne situés sur le C.D. 353 : inscription par arrêté du 3 février 1971

Personnages clés

Rotmond - Évêque d’Autun (928–968) Fondateur du fort pour ses enfants.
Philippe-Auguste - Roi de France Tint une assise royale en 1180.
Gérard de Vienne - Seigneur accusé Condamné pour vols sacrilèges.
Philippe III le Bon - Duc de Bourgogne Reprit le château en 1433.
Vauban - Ingénieur militaire (hypothèse) Aurait restauré la tour en lave.

Origine et histoire

Le château de Pierre-Perthuis, originellement nommé Fort de Pierre-Perthuise, fut édifié au Xe siècle par Rotmond, alors évêque d’Autun (928–968), qui l’offrit à ses enfants issus d’un mariage antérieur à son épiscopat. Entouré de doubles fossés et de murailles, il ne subsiste aujourd’hui qu’une poterne partiellement détruite, des souterrains près de l’ancienne chapelle castrale (intégrée aux remparts), et une tour hexagonale de 30 mètres dominant la rivière Cure. Cette tour, démolie à 8 mètres après les Guerres de Religion, fut restaurée avec une couverture en lave, probablement sous Vauban.

En 1180, le roi Philippe-Auguste y tint une assise royale lors de son voyage vers Vézelay, condamnant Gérard de Vienne pour des vols sacrilèges dans des églises et monastères. La charte royale rédigée sur place porte la mention « Datum Petrœ Pertusi, in palatio nostro », attestant de son importance administrative. Le site fut aussi un enjeu militaire : assiégé en 1430 par les troupes du Dauphin (allié des Anglais), puis repris en 1433 par Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, après la chute de la première enceinte (Le Boulevard).

Les vestiges actuels incluent un logis antérieur à la destruction de la forteresse, ainsi que la poterne, classée Monument Historique en 1971. Les sources historiques, comme les écrits de l’abbé Baudiau (XIXe siècle) ou ceux de Jules-Marie Genty, soulignent son rôle dans les conflits féodaux et son déclin progressif après les Guerres de Religion. La tour, symbole de sa puissance passée, surplombe toujours le village et la vallée, rappelant son importance stratégique dans le Morvan médiéval.

Liens externes