Frise chronologique
1340
Premier procès pour possession
Premier procès pour possession
1340 (≈ 1340)
Litige entre Guillaume de Flotte et Pons de Mortagne.
vers 1555
Reconstruction du château
Reconstruction du château
vers 1555 (≈ 1555)
Par Jean-Louis Nogaret de La Valette.
1633
Exil du duc d'Épernon
Exil du duc d'Épernon
1633 (≈ 1633)
Agrandissements après son excommunication.
1769
Démolition partielle et reconstruction
Démolition partielle et reconstruction
1769 (≈ 1769)
Par Charles de Malvin, marquis de Montazet.
1940
Occupation par Rommel
Occupation par Rommel
1940 (≈ 1940)
État-major allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.
2003-2008
Protections monument historiques
Protections monument historiques
2003-2008 (≈ 2006)
Classement et inscriptions officielles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures, les fossés avec escarpe, contrescarpe et balustrade, et la cour du logis, ainsi que le sol de la parcelle (cad. Plassac A 467) ; les pièces intérieures du logis appelées vestibule, grand escalier et sa cage, salle italienne, chapelle et salon bleu au-dessus du vestibule (cad. Plassac A 467) ; les façades et toitures des dépendances (communs, ancien châtelet d'entrée, ancienne grange et bâtiments de ferme) (cad. Plassac A 466, 471) ; l'allée d'accès, la cour avec ses balustrades, ses portails et ses grilles, le potager avec son mur d'enceinte, et le parc avec ses allées, ses plantations et son vivier, ainsi que le sol des parcelles (cad. Plassac A 468 à 470, 495, 1126, 1127 ; Saint-Genis-de-Saintonge B 706) ; le mur d'enceinte englobant le parc et les terres cultivées avec ses portes et ses tours d'angle (cad. Plassac A 468 à 470, 495 ; Saint-Genis-de-Saintonge B 703 à 705, 707, 874 à 876) : inscription par arrêté du 6 novembre 2003 - Le château en totalité, ainsi que ses dépendances (communs, ancien châtelet d'entrée, ancienne grange, bâtiments de ferme, balustrade, murs, portes et grilles) , le mur de clôture entourant le parc avec ses portes, grilles et tours d'angle, ainsi que les éléments lapidaires ou fabriques du parc (cad. Plassac A 466 à 471, 495, 1126 ; Saint-Genis-de-Saintonge B 703 à 705, 707, 874 à 876) : classement par arrêté du 9 juin 2008 - La cour des communs et les parcelles de terres cultivées du parc se trouvant à l'intérieur du mur de clôture (cad. Plassac A 471 ; Saint-Genis-de-Saintonge B 703 à 705, 707, 874 à 876) : inscription par arrêté du 9 juin 2008
Personnages clés
| Guillaume de Flotte - Seigneur médiéval |
En conflit pour la possession en 1340. |
| Jean-Louis Nogaret de La Valette, duc d'Épernon - Propriétaire et reconstructeur |
Rebâtit le château vers 1555, agrandit au XVIIe. |
| Charles de Malvin, marquis de Montazet - Commanditaire de la reconstruction |
Démolit partiellement le château en 1769. |
| Christophe Macaire - Architecte présumé |
Auteur probable des plans du XVIIIe siècle. |
| Erwin Rommel - Maréchal allemand |
Y installa son état-major en 1940. |
| Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, duchesse de Berry - Figure historique liée |
Évoquée dans un tournage à Plassac (2020). |
Origine et histoire
Le château de Plassac, implanté sur les communes de Plassac et Saint-Genis-de-Saintonge en Charente-Maritime, trouve ses origines au XIIIe siècle. Un premier château fort, attesté dès 1340, fut l'objet d'un litige entre Guillaume de Flotte et Pons de Mortagne. Confisqué par la couronne, il fut attribué à Renaud IV, sire de Pons, avant de passer entre les mains de Jean-Louis Nogaret de La Valette, duc d'Épernon, qui le reconstruit vers 1555. Après 1633, le duc y résida suite à son excommunication, et le château fut agrandi avant d'être abandonné jusqu'en 1755.
À partir de 1769, Charles de Malvin, marquis de Montazet, entreprit la démolition partielle du château médiéval pour ériger un nouvel édifice, conservant uniquement les fondations et les fossés. Les plans, attribués à l'architecte Christophe Macaire, marquèrent une rupture stylistique. Au XIXe siècle, la famille de Dampierre modifia l'esplanade et ajoutèrent des dépendances, tandis qu'en 1940, le maréchal Rommel y installa son état-major pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le château actuel, du XVIIIe siècle, se caractérise par un pavillon central à combles brisés encadré de deux ailes aux frontons triangulaires. Les vestiges médiévaux incluent la porte du pèlerin, un châtelet d'entrée flamboyant, et les fossés. Le parc, entouré de murs et de tours rondes, ainsi que les intérieurs (vestibule, escalier, chapelle) témoignent de son riche passé. Classé monument historique en 2003 et 2008, il fut aussi le cadre d'un tournage de Secrets d'Histoire en 2020, dédié à la duchesse de Berry.
Les protections légales couvrent les façades, les fossés, les dépendances, le parc et ses fabriques. L'architecture reflète les transformations successives, depuis la forteresse médiévale jusqu'au château classique, en passant par les aménagements du XIXe siècle. Le site, toujours propriété privée, allie histoire militaire, architecture aristocratique et paysages remarquables.
Le château fut également un lieu stratégique pendant la Seconde Guerre mondiale, abritant l'état-major de Rommel en 1940. Cette période ajoute une dimension historique moderne à un monument déjà marqué par les conflits médiévaux et les fastes de la Renaissance. Aujourd'hui, son parcours architectural et ses protections en font un témoignage majeur du patrimoine charentais-maritime.