Crédit photo : Yannick Bonnet (yannick.bonnet@laposte.net) - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1444
Devenue résidence royale
Devenue résidence royale
1444 (≈ 1444)
Charles VII en fait une demeure royale.
15 avril 1454
Ordonnance des coutumes
Ordonnance des coutumes
15 avril 1454 (≈ 1454)
Charles VII unifie les coutumes du royaume.
15 février 1463
Achat par Louis XI
Achat par Louis XI
15 février 1463 (≈ 1463)
Acquis pour 5 300 écus.
1483
Mort de Louis XI
Mort de Louis XI
1483 (≈ 1483)
Décès du roi dans le château.
1506
États généraux
États généraux
1506 (≈ 1506)
Louis XII convoque les états généraux.
1589
Réconciliation Henri III-Henri IV
Réconciliation Henri III-Henri IV
1589 (≈ 1589)
Rencontre après leur querelle.
1790
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1790 (≈ 1790)
Début des destructions massives.
12 avril 1927
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
12 avril 1927 (≈ 1927)
Protection officielle du site.
2016
Retrait de la vente
Retrait de la vente
2016 (≈ 2016)
Sauvetage après mobilisation citoyenne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château du Plessis-lès-Tours (cad. AR 20) : inscription par arrêté du 12 avril 1927
Personnages clés
| Louis XI - Roi de France (1461-1483) |
Fit du Plessis sa résidence favorite. |
| Charles VII - Roi de France (1422-1461) |
Y signa l’ordonnance de 1454. |
| Cardinal Jean de La Balue - Prélat et diplomate |
Emprisonné onze ans dans une cage. |
| Louis XII - Roi de France (1498-1515) |
Y réunit les états généraux en 1506. |
| François Ier - Roi de France (1515-1547) |
Y éleva Jeanne d’Albret. |
| Henri III - Roi de France (1574-1589) |
S’y réconcilia avec Henri IV. |
| Henri IV - Roi de France (1589-1610) |
Développa la soie au Plessis. |
| Jeanne d’Albret - Reine de Navarre (1555-1572) |
Y fut élevée pour éviter un mariage. |
| Edmond Chaumier - Médecin (XXe siècle) |
Y installa un institut vaccinogène. |
Origine et histoire
Le château de Plessis-lèz-Tours, initialement nommé Montils-lez-Tours, devint une résidence royale en 1444 sous Charles VII, qui y signa en 1454 une ordonnance unifiant les coutumes du royaume. Acquis en 1463 par Louis XI pour 5 300 écus, il fut profondément remanié jusqu’en 1470, devenant sa demeure favorite. Le roi y installa un atelier de soierie, des volières et un chenil, et y mourut en 1483. Le cardinal de La Balue y fut emprisonné dans une cage, selon la légende.
Sous Charles VIII et Louis XII, le château resta un centre du pouvoir royal, accueillant les états généraux de 1506 où Louis XII fut surnommé « Père du Peuple ». Il fut aussi le lieu de négociations politiques, comme le traité de 1580 entre François d’Anjou et les Provinces Unies, ou la réconciliation entre Henri III et Henri IV en 1589. Jeanne d’Albret y fut élevée sur ordre de François Ier pour éviter un mariage politique avec l’Espagne.
Délaissé à partir du XVIIe siècle, le château devint une prison sous la Révolution, puis une fabrique de plombs de chasse et une ferme au XIXe siècle, subissant d’importantes destructions. Racheté et partiellement restauré aux XIXe et XXe siècles, il abrite aujourd’hui une compagnie théâtrale et un projet culturel participatif, le Plessis Tiers Lieu, après avoir été sauvé d’une vente en 2016.
Architecturalement, il ne reste que l’aile orientale, un corps de logis rectangulaire en brique et pierre, style gothique international, et une tour d’escalier médiévale. Les vestiges incluent des cachots comme celui de La Balue, salle voûtée où le cardinal aurait été enfermé onze ans. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1927, mêle ainsi patrimoine royal et réinvention contemporaine.
Louis XI marqua durablement le château en y développant l’industrie de la soie (mûriers plantés par Henri IV) et en en faisant un symbole de son règne. Après son déclin, des médecins comme Edmond Chaumier y installèrent un institut vaccinogène au XXe siècle, avant sa transformation en lieu culturel ouvert à plus de 15 000 visiteurs annuels, axé sur les arts, la biodiversité et l’éducation.