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Château de Pocé-sur-Cisse en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Pocé-sur-Cisse

    Le Château de Pocé
    37530 Pocé-sur-Cisse
Propriété de la commune
Château de Pocé-sur-Cisse
Château de Pocé-sur-Cisse
Château de Pocé-sur-Cisse
Château de Pocé-sur-Cisse
Château de Pocé-sur-Cisse
Château de Pocé-sur-Cisse
Crédit photo : Daniel Jolivet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
fin XVe siècle
Construction initiale
1609
Changement de propriétaire
1823
Autorisation industrielle
1924
Légs à la Fondation Julian-Bertrand
29 octobre 1937
Classement monument historique
fin XIXe siècle
Restauration du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (cad. B 1565) : inscription par arrêté du 29 octobre 1937

Personnages clés

Jean V de Bueil - Comte de Sancerre et amiral de France Commanditaire probable du château (XVe).
Antoine de Bueil - Fils de Jean V de Bueil Époux de Jeanne de France.
Armand Moisant - Maître de forges Propriétaire et industriel (XIXe).
Mme Julian Bertrand - Dernière propriétaire privée Légataire du château (1924).

Origine et histoire

Le château de Pocé-sur-Cisse, situé dans le département d’Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, trouve ses origines à la fin du XVe siècle. Il fut initialement construit par la famille de Bueil, notamment Jean V de Bueil, comte de Sancerre et amiral de France, et son fils Antoine, dont l’épouse était Jeanne de France. Ce château, typique de l’architecture médiévale tardive, fut ensuite transmis à plusieurs familles nobles jusqu’à la Révolution.

Au XIXe siècle, le domaine connut une transformation majeure : il abritait une fonderie industrielle, dont les bâtiments, construits sous le château, ont aujourd’hui disparu. En 1823, Armand Moisant, maître de forges, obtint l’autorisation de construire une « usine à fer » sur le site. À la fin du XIXe siècle, le château fut restauré et son parc redessiné à l’anglaise, agrémenté de statues de fonte issues de l’ancienne fonderie Ducel, active sur place.

Le château changea plusieurs fois de mains, passant entre autres aux familles Dubecq, Bonneau, et Chaufourneau, avant d’être saisi comme bien national pendant la Révolution. Au XXe siècle, il fut légué à la Fondation Julian-Bertrand pour l’enfance abandonnée par sa dernière propriétaire, Mme Julian Bertrand, en 1924. Classé monument historique en 1937, son parc fut également protégé en 1942.

L’édifice conserve des éléments médiévaux notables, comme les tours de la façade sud, la façade est avec son chemin de ronde, et deux tourelles en encorbellement. La partie arrière, en revanche, date de la restauration du XIXe siècle. Aujourd’hui, le château et son parc témoignent à la fois de l’histoire seigneuriale de la Touraine et de l’ère industrielle qui a marqué la région.

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