Frise chronologique
Années 1850
Création du parc par Varé
Création du parc par Varé
Années 1850 (≈ 1850)
Aménagements paysagers et système hydraulique.
1914-1918
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
1914-1918 (≈ 1916)
Château entièrement détruit durant le conflit.
années 1920
Reconstruction néo-normande
Reconstruction néo-normande
années 1920 (≈ 1920)
Rebâti sur l’emplacement d’origine après 1918.
Années 1920
Reconstruction en style néo-normand
Reconstruction en style néo-normand
Années 1920 (≈ 1920)
Rebâti sur les fondations d’origine après-guerre.
années 1930
Enrichissement du parc
Enrichissement du parc
années 1930 (≈ 1930)
Ajout de statues et nouvelles essences végétales.
milieu du XIXe siècle
Construction du parc
Construction du parc
milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Création par Louis-Sulpice Varé dans les années 1850.
14 octobre 2002
Première protection MH
Première protection MH
14 octobre 2002 (≈ 2002)
Inscription du parc, jardin et murs.
2002
Première inscription aux monuments historiques
Première inscription aux monuments historiques
2002 (≈ 2002)
Parc, jardin et murs de clôture protégés.
13 mai 2019
Seconde protection MH
Seconde protection MH
13 mai 2019 (≈ 2019)
Inscription façades, toitures et serre.
2019
Seconde inscription aux monuments historiques
Seconde inscription aux monuments historiques
2019 (≈ 2019)
Façades, toitures et serre anciennes classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le parc, le jardin et les murs de clôture (cad. B2 438, 440 à 444, 1543) : inscription par arrêté du 14 octobre 2002 ; les façades et toitures de la maison de maître et la serre ancienne, en totalité, telles que délimitées sur le plan annexé à l'arrêté (cad. B 437 et 1710) : inscription par arrêté du 13 mai 2019
Personnages clés
| Louis-Sulpice Varé - Paysagiste |
Concepteur du parc dans les années 1850. |
| Félix Duten - Architecte |
Contribue à la reconstruction post-1918. |
| Albert Roulet - Entrepreneur |
Participe aux travaux de reconstruction. |
Origine et histoire
Le château de Pont-Saint-Mard, situé dans la commune éponyme du département de l’Aisne, est un édifice dont l’histoire récente est marquée par une reconstruction totale. L’ancien château, détruit pendant la Première Guerre mondiale, fut rebâti à l’identique sur ses fondations d’origine, adoptant un style régionaliste néo-normand. Ce choix architectural reflète une volonté de préserver l’esprit du lieu tout en l’adaptant aux goûts du début du XXe siècle.
Le parc et les jardins, conçus dans les années 1850 par le paysagiste Louis-Sulpice Varé, constituent un héritage remarquable du milieu du XIXe siècle. Structurés selon les limites d’une propriété du XVIIIe siècle, ils intègrent des aménagements fonctionnels et esthétiques comme une serre, un potager et un système hydraulique. À partir des années 1930, le parc s’enrichit de statues et de nouvelles essences végétales, tandis que ses allées furent simplifiées pour moderniser sa circulation.
Le château et son domaine bénéficient d’une double protection au titre des monuments historiques. Les murs de clôture, le parc et les jardins furent inscrits en 2002, suivis en 2019 par les façades, toitures de la maison de maître et la serre ancienne. Ces mesures soulignent la valeur patrimoniale d’un ensemble alliant architecture reconstruite et paysages historiques préservés.
La reconstruction postérieure à 1918 et les aménagements paysagers des XIXe et XXe siècles illustrent une dynamique de restauration et d’enrichissement continu. Le château incarne ainsi une synthèse entre mémoire locale, avec son emplacement inchangé depuis le XVIIIe siècle, et évolutions stylistiques, comme en témoigne son architecture néo-normande.
Les architectes et artisans ayant contribué à sa reconstruction, tels Félix Duten et Albert Roulet, ont travaillé sous l’influence des courants régionalistes de l’entre-deux-guerres. Leur intervention s’inscrit dans un mouvement plus large de reconstruction des monuments détruits pendant la Grande Guerre, où l’accent était mis sur la réinterprétation des styles traditionnels plutôt que sur une reproduction à l’identique.