Frise chronologique
1301 (7 décembre)
Première mention archivistique
Première mention archivistique
1301 (7 décembre) (≈ 1301)
Seigneurie du Pordor attestée pour la première fois.
XVIe siècle
Ajout de l'escalier à l'italienne
Ajout de l'escalier à l'italienne
XVIe siècle (≈ 1650)
Escalier rampe sur rampe caractéristique.
XVIIIe–XIXe siècles
Construction des pavillons
Construction des pavillons
XVIIIe–XIXe siècles (≈ 1865)
Extensions architecturales majeures.
1908
Agrandissement final
Agrandissement final
1908 (≈ 1908)
Dernière modification des pavillons.
2009
Classement monument historique
Classement monument historique
2009 (≈ 2009)
Protection officielle du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le corps de logis central, en totalité (cad. ZA 21) : inscription par arrêté du 19 novembre 2009
Personnages clés
| Famille Lusanger - Premiers seigneurs (1301–1372) |
Propriétaires fondateurs attestés. |
| Famille Le Breton de Villandry - Seigneurs (1614–1683) |
Période de transition architecturale. |
| Famille Durfort de Lorges - Seigneurs (1737–1821) |
Propriétaires avant la Révolution. |
| Famille Goulaine - Propriétaires (1847–1879) |
Dernières modifications notables. |
Origine et histoire
Le château de Pordor, situé à Avessac en Loire-Atlantique, est mentionné pour la première fois dans les archives le 7 décembre 1301 comme une seigneurie étendue sur environ 3 000 hectares. À l’origine, ce territoire dépendait de plusieurs suzerainetés, dont celles de l’abbaye de Redon, de Derval, de Fresnay et de Rieux. Son nom, aussi orthographié Port d’Or, Pouedou ou Port d’eau, reflète son importance stratégique et économique dans la région.
Le monument actuel porte les traces de ses multiples propriétaires, chacun ayant laissé une empreinte architecturale distincte. Le cœur médiéval, identifiable par sa salle basse, date du XIVe siècle, tandis que l’escalier rampe sur rampe à l’italienne (XVIe siècle) et les pavillons (XVIIIe–XIXe siècles, étendus en 1908) illustrent les évolutions stylistiques successives. Ces modifications reflètent les goûts et les besoins des familles seigneuriales qui se sont succédé, des Lusanger (1301) aux Trutié de Varreux.
La seigneurie de Pordor a changé de mains à travers les siècles, passant par héritage ou vente entre des lignées influentes : les Kervarin, les Saint Gilles, les Théhillac, les Le Breton de Villandry, ou encore les Durfort de Lorges. Les archives départementales de Loire-Atlantique conservent un fonds du Pordor, riche en documents seigneuriaux. Classé monument historique en 2009, le château incarne aujourd’hui un patrimoine à la fois militaire, résidentiel et agricole, marqué par près de sept siècles d’histoire.
Le territoire associé au château s’étendait initialement sur les communes d’Avessac et de Fégréac, soulignant son rôle central dans l’organisation féodale locale. Les familles proprietaires, comme les Goulaine (1847–1879) ou les Sallentin (1821–1847), ont contribué à façonner son paysage et ses fonctions, entre gestion seigneuriale, exploitation agricole et résidence noble. L’inscription aux monuments historiques vise à préserver ce témoignage multiséculaire de l’histoire ligérienne.