Construction de la maison forte 1206 (≈ 1206)
Maison forte édifiée sur un camp romain.
1624
Date des pavillons centraux
Date des pavillons centraux 1624 (≈ 1624)
Pavillon central et mitoyen datés.
début du XVIIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel début du XVIIe siècle (≈ 1704)
Remplacement par Gratien de Lerm.
21 octobre 1957
Classement monument historique
Classement monument historique 21 octobre 1957 (≈ 1957)
Protection officielle du château.
1988
Acquisition par le Conseil général
Acquisition par le Conseil général 1988 (≈ 1988)
Rachat après départ des bénédictines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. D 306) : classement par arrêté du 21 octobre 1957
Personnages clés
Gratien de Lerm - Architecte
Conçoit le château au XVIIe.
Seigneurs de Poyanne - Commanditaires initiaux
Fondateurs de la maison forte en 1206.
Origine et histoire
Le château de Poyanne, situé dans le département des Landes en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au début du XIIIe siècle. En 1206, les seigneurs locaux font ériger une maison forte sur l’emplacement d’un ancien camp romain. Ce premier édifice, à vocation défensive, marque le début d’une occupation seigneuriale continue sur ce site stratégique.
Au début du XVIIe siècle, la maison forte médiévale est remplacée par le château actuel, conçu pour offrir plus de confort. L’architecte Gratien de Lerm en dirige la construction, intégrant des éléments Renaissance tout en conservant des traces de l’ancienne forteresse. Le pavillon central, daté de 1624, et celui qui lui est mitoyen à l’est en sont les témoins les plus marquants. Les deux pavillons ouest, en revanche, semblent avoir été ajoutés postérieurement.
Le château joue un rôle inattendu au XXe siècle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il abrite les archives de l’État belge, mises à l’abri des conflits. Après la guerre, en 1985, les religieuses bénédictines qui l’occupent depuis une période indéterminée quittent les lieux. Le Conseil général des Landes en devient propriétaire en 1988, après l’avoir acquis pour préserver ce patrimoine classé monument historique depuis 1957.
L’architecture du château se distingue par ses cinq pavillons juxtaposés, dont le central, surmonté d’un dôme et d’un belvédère, domine l’ensemble. La façade nord, plus élevée en raison de la déclivité du terrain, est ornée de frontons et de denticules. À l’intérieur, l’ancienne salle de réception du premier étage conserve un plafond à caissons dorés et peints, ainsi qu’une cheminée monumentale en bois sculpté, témoignages du faste seigneurial du XVIIe siècle.
Un projet avorté marque aussi son histoire : au début du XXe siècle, le Conseil général envisage d’y installer un asile d’aliénés. Jugé trop exigu et coûteux, le projet est abandonné au profit de Mont-de-Marsan, où l’hôpital Sainte-Anne ouvre finalement en 1912. Ce détour illustre les débats autour de la réutilisation des châteaux historiques à l’aube de la modernité.
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