Origines du château XIIe siècle (≈ 1250)
Début de la construction du château sur un éperon dominant les gorges du Tarn.
1283
Possession de l'abbaye
Possession de l'abbaye 1283 (≈ 1283)
Le château entre en possession de l'abbaye de Sainte-Enimie pour des raisons défensives.
XVIe siècle
Guerres de Religion
Guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Le château résiste au siège du capitaine Merle et stoppe l'avance protestante.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Le château est vendu lors de la Révolution française.
1950
Abandon du château
Abandon du château 1950 (≈ 1950)
Le château est abandonné après avoir servi d'exploitation agricole.
1960
Restauration du château
Restauration du château 1960 (≈ 1960)
La Caisse des dépôts et consignations entreprend des travaux de restauration.
1974
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1974 (≈ 1974)
Le château est inscrit aux monuments historiques.
2009
Nouvel arrêté de protection
Nouvel arrêté de protection 2009 (≈ 2009)
Un nouvel arrêté remplace l'inscription aux monuments historiques de 1974.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château, les terrasses, le jardin et les anciens jardins du château situé à Prades, en totalité (cad. P 527, 528, 1073, 1084, 353) : inscription par arrêté du 2 octobre 2009
Personnages clés
Capitaine Merle
Capitaine protestant ayant assiégé le château lors des guerres de Religion.
Origine et histoire du Château de Prades
Perché sur un éperon à l'entrée du village de Prades, sur la commune de Sainte-Enimie (Lozère), le château domine les gorges du Tarn. Il se compose d'un corps de logis au sud et d'une chapelle au nord, reliés par un mur d'enceinte qui courait encore sur les fronts nord et ouest pour délimiter une cour intérieure. La façade nord du logis est bordée de deux petits bâtiments bas en appentis ; à gauche du porche se trouve la tourelle de l'escalier à vis et, à l'angle nord‑ouest, une grosse tour carrée. À l'intérieur, seul le rez-de-chaussée conserve des éléments anciens, dont une grande salle voûtée d'ogives ; en dessous se situe une salle basse voûtée en arc brisé. Le château a sans doute été construit au début du XIIIe siècle. En 1283 il entre en possession de l'abbaye de Sainte-Enimie dans un but défensif. Lors des guerres de Religion, le capitaine Merle assiège le château où résidait le prieur de Sainte-Enimie ; la place résiste aux forces protestantes et stoppe leur avance vers l'ouest. Vendu comme bien national à la Révolution, le site est ensuite reconverti en exploitation agricole puis abandonné en 1950. Dix ans plus tard, une restauration pour en faire une maison de vacances est entreprise par la Caisse des dépôts et consignations ; le château redevient une propriété privée en 1972. Il est inscrit aux monuments historiques en 1974, inscription remplacée par un autre arrêté en 2009. Aujourd'hui il appartient à des particuliers et n'est pas ouvert au public.