Première mention écrite 1115 (≈ 1115)
Cartulaire d’Agde : *ecclesia Sancti Petri de Prenias*.
1202-1220
Construction de la forteresse
Construction de la forteresse 1202-1220 (≈ 1211)
Bâtie par Guillaume de Pézenas contre les Cathares.
XVIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures XVIe siècle (≈ 1650)
Modifications architecturales du château.
1905
Acquisition par la famille Vic
Acquisition par la famille Vic 1905 (≈ 1905)
Transformation en domaine viticole.
1965
Découverte archéologique
Découverte archéologique 1965 (≈ 1965)
Vestiges d’une villa romaine et amphores.
1995
Classement Monument historique
Classement Monument historique 1995 (≈ 1995)
Protection des façades et bâtiments annexes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et des bâtiments annexes anciens avec la chapelle et la tour-pigeonnier en totalité (à l'exclusion des dépendances agricoles de la fin du XIXe siècle) , avec le parc comprenant l'allée de pins (cad. A2 48, 49, 54) : inscription par arrêté du 10 novembre 1995
Personnages clés
Guillaume de Pézenas - Vicomte et constructeur
Édifia la forteresse entre 1202 et 1220.
Famille Vic - Propriétaires depuis 1905
Transforma le château en domaine viticole.
Origine et histoire du Château de Preignes-le-Vieux
Le château de Preignes-le-Vieux, situé à Vias dans l’Hérault, est mentionné dès le XIIe siècle sous le nom ecclesia Sancti Petri de Prenias dans le cartulaire d’Agde. Son nom dérive du latin prunias (« prunier »), distinct du domaine gallo-romain Preissan cité en 936. En 1965, des vestiges d’une villa romaine et des amphores vieilles de 2 000 ans y furent découverts, attestant d’une occupation ancienne.
La forteresse actuelle fut édifiée entre 1202 et 1220 par le vicomte Guillaume de Pézenas, à proximité d’une chapelle de la fin du XIIe siècle, pour contrer les menaces comme les Cathares ou le Prince noir. Propriété de l’évêque d’Agde, elle servait à la fois de paroisse et de demeure seigneuriale. Le château fut remanié au XVIe siècle, puis transformé en domaine viticole après son acquisition en 1905 par la famille Vic, toujours propriétaire aujourd’hui.
Architecturalement, le château comprend un corps de logis principal à trois étages, flanqué de tours rondes (nord et ouest) et d’une tour carrée avec escalier à vis. Une cour fermée par une courtine et un portail sud-est orné d’une grille complète l’ensemble, bâti en basalte. À proximité, des bâtiments annexes abritent une chapelle du XIIe siècle, une forge, et un pigeonnier. Le domaine s’étend sur 150 hectares de vignes, produisant des vins en AOP Coteaux-de-Béziers depuis des cépages comme la syrah ou le grenache.
Classé Monument historique en 1995 pour ses façades, toitures, chapelle et pigeonnier, le château allie patrimoine médiéval et activité viticole. Les rénovations des années 1950 permirent à la famille Vic d’y résider, tout en préservant son caractère historique. Aujourd’hui, le site reste privé mais ouvert à certaines visites, témoignant de son évolution depuis la forteresse jusqu’au domaine contemporain.