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Château de Pressac en Charente

Château de Pressac

  • 4 Château de Pressac
  • 16150 Saint-Quentin-sur-Charente
4 Château de Pressac, 16150 Saint-Quentin-sur-Charente, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle (vers 1050)
Origine du fief
XIVe siècle
Construction corps de logis
milieu XIVe siècle
Incendie par les Anglais
1543
Reconstruction autorisée
1779
Vente à Léonard Peyroche
1939-1945
Siège du maquis FTP
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Barbe Galiène (ou Bénédicte Gallin) - Propriétaire initiale Apporte Pressac en dot (XIe siècle)
Louis-Guillaume de Fezensac - Seigneur médiéval Cadet de Montesquiou, époux de Barbe
Anne de Pressac - Reconstructrice (XVIe) Autorisée à rebâtir en 1543
Jean de Singarreau - Époux d’Anne de Pressac Coresponsable reconstruction 1543
Léonard Peyroche - Acquéreur en 1779 Marchand, premier maire de Saint-Quentin
Commandant de La Bastide - Propriétaire (XXe) Abrite le maquis FTP (1939-1945)

Origine et histoire

Le château de Pressac, implanté en Charente limousine, trouve ses origines au XIe siècle. À cette époque, le fief appartient à Barbe Galiène (ou Bénédicte Gallin), qui l’apporte en dot à Louis-Guillaume de Fezensac, cadet de la maison de Montesquiou. Leurs descendants conservent le domaine jusqu’au XVIe siècle. Le château initial, composé de deux tours nord reliées par un corps de logis construit au XIVe siècle, est brûlé par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans après que son seigneur, fidèle au roi de France, s’y soit réfugié.

Au milieu du XVIe siècle, Anne de Pressac et son époux Jean de Singarreau obtiennent l’autorisation de reconstruire le château, alors en ruines. Les travaux s’accompagnent d’aménagements majeurs. En 1613, le domaine passe aux Abzac par mariage, qui y ajoutent des terrasses et poursuivent les transformations. En 1779, Léonard Peyroche, marchand limougeaud et futur maire de Saint-Quentin, acquiert le château pour dettes. Sans héritier direct, il le lègue à sa nièce Maria Anne Peyroche, épouse du baron de La Bastide, famille toujours propriétaire aujourd’hui.

Le XIXe siècle voit une restauration du logis principal par Paul de La Bastide, qui modifie le salon vert et supprime la chapelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château abrite le maquis FTP de Chabanais et sert de lieu d’interrogatoires sous l’occupation. Son architecture actuelle, avec un corps de logis à trois étages flanqué de tours en poivrière, domine un paysage de terrasses et de pelouses. Bien que privé, il témoigne de huit siècles d’histoire seigneuriale et militaire en Charente.

Liens externes

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