Frise chronologique
1094
Première mention
Première mention
1094 (≈ 1094)
Un *podio Segario* est cité.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Période de construction du château.
XIIIe siècle (croisade albigeoise)
Destruction par Simon de Montfort
Destruction par Simon de Montfort
XIIIe siècle (croisade albigeoise) (≈ 1350)
Prise et destruction pendant la croisade.
XIVe siècle
Passage aux vicomtes de Narbonne
Passage aux vicomtes de Narbonne
XIVe siècle (≈ 1450)
Changement de propriété féodale.
XVe siècle
Acquisition par les comtes de Foix
Acquisition par les comtes de Foix
XVe siècle (≈ 1550)
Nouveaux seigneurs du château.
Fin XVIe siècle
Extension maximale du domaine
Extension maximale du domaine
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Quadrilatère avec fossés et dépendances.
1789 (Rvolution)
Vente et morcellement
Vente et morcellement
1789 (Rvolution) (≈ 1789)
Domaine divisé entre propriétaires.
2012
Protection officielle
Protection officielle
2012 (≈ 2012)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien château en totalité, y compris le sol des parcelles correspondantes (cad. K 639, 640, 1367 à 1372, 1715, 1716, 1838, 1839) : inscription par arrêté du 21 décembre 2012
Personnages clés
| Simon de Montfort - Chef de la croisade albigeoise |
Détruit le château au XIIIe. |
| Vicomtes de Narbonne - Propriétaires au XIVe siècle |
Acquièrent le château après reconstruction. |
| Comtes de Foix - Propriétaires au XVe siècle |
Succèdent aux vicomtes de Narbonne. |
Origine et histoire
Le château de Puisserguier trouve ses origines dans un podio Segario mentionné dès 1094, bien avant sa construction principale au XIIe siècle. Ce site stratégique, situé dans l’actuelle Occitanie, devient un enjeu lors de la croisade contre les Albigeois. En effet, Simon de Montfort s’en empare et le détruit avant qu’il ne soit reconstruit. Ce premier épisode violent marque le début d’une histoire mouvementée, liée aux conflits religieux et féodaux de la région.
Au XIVe siècle, le château passe sous le contrôle des vicomtes de Narbonne, puis aux comtes de Foix au siècle suivant. Ces changements de mains reflètent les alliances et les pouvoirs locaux en Languedoc. À la fin du XVIe siècle, l’édifice s’étend sur un vaste quadrilatère incluant greniers, fossés, et même des glacières près du Portail Neuf, révélant une organisation complexe mêlant fonctions défensives, résidentielles et économiques. La présence d’un four banal souligne son rôle central dans la vie communautaire.
L’architecture du château, organisée autour d’une cour intérieure fermée par une courtine médiévale, conserve des traces de son évolution. La tour maîtresse carrée, située au nord, et les corps de logis à l’est et au sud, témoignent de sa structure défensive initiale. Le porche d’entrée, formant un passage couvert, et les arcades sous les adjonctions du corps oriental, ajoutent à sa richesse stylistique. À la Révolution, le domaine est morcelé et vendu, marquant la fin de son unité seigneuriale. Les éléments protégés aujourd’hui, inscrits en 2012, incluent l’ensemble des bâtiments et des parcelles associées.
Les vestiges architecturaux, comme le chemin de ronde sur la courtine ouest ou les baies romanes, rappellent son passé médiéval. À l’intérieur, les grandes salles à poutrelles et une cheminée du XVIIe siècle ornée de gypseries illustrent les aménagements résidentiels tardifs. Malgré les transformations, le château reste un témoignage des dynamiques politiques et sociales qui ont façonné le Languedoc, de la féodalité à la Révolution.