Origine et histoire du Château de Puy-Launay
Le château de Puy-Launay, situé à Linac dans le Lot, est mentionné dès le XIIIe siècle sous le nom de « Puech Léonès ». À l’origine, il appartenait aux terres de l’abbaye d’Aurillac et fut détenu par la famille Guignabert en 1279. Le site, rebaptisé « Puech Launès » en 1504, fut transformé en château par les Narbonnès à partir du XVe siècle, intégrant les vestiges d’une tour seigneuriale du XIIe ou XIIIe siècle.
Au XVe siècle, la seigneurie passe des Rabassier aux Narbonnès par le mariage de Marie Rabassier avec Eustache de Narbonnès en 1438. Leur descendant, Eustache II, en est le seigneur en 1504. En 1602, Jean de Narbonnès meurt sans héritier, déclenchant un conflit successoral résolu en 1607 au profit de Balthasard de Cadrieu, neveu par alliance. Le château change ensuite plusieurs fois de mains : vendu en 1658 à Guillaume de Dumas, puis transmis aux Bournazel, Buisson, et Durfort-Boissières avant d’être acquis en 1786 par Étienne de Palhasse.
L’édifice, quadrangulaire et flanqué de deux tours rondes (arasées à la Révolution), conserve des éléments défensifs comme un chemin de ronde et des mâchicoulis. Le donjon primitif, enfoui dans les sous-sols, date du XIIe ou XIIIe siècle. À l’intérieur, une grande salle du premier étage arbore des peintures florales du XIXe siècle, tandis qu’une chambre dite « de François Ier » possède un plafond du XVIIe siècle. Le château, inscrit aux Monuments Historiques en 1989, illustre l’évolution architecturale et sociale d’une seigneurie quercynoise.
Au XVIIe siècle, deux des cinq tours de l’enceinte médiévale sont réaffectées : l’une en pigeonnier, l’autre en chapelle. Le domaine, morcelé après 1812, est réduit à un parc de 2 hectares en 1834 lors de sa vente à Pierre Bel. Les éléments protégés incluent les façades, les toitures, et plusieurs salles aux décors peints, témoignant de son riche passé.
Les sources historiques, comme les dénombrements de 1504 ou les actes notariés du XVIIe siècle, révèlent son importance stratégique et économique. Étudié par des historiens locaux (Lartigaut, Cadiergues), le château incarne les transformations d’une forteresse médiévale en résidence seigneuriale, puis en propriété privée.