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Château de Puycalvary à Dausse dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort

Château de Puycalvary

    75 Puycalvary
    47140 Dausse
Propriété privée
Château de Puycalvary
Château de Puycalvary
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1288
Première mention écrite
1477
Mariage d’Armand de Raffin
1536
Bénédiction de la chapelle
XVe siècle
Reconstruction du château
1631
Hommage à Louis XIII
1660
Vente aux Guiscard
1696
Élévation en comté
1789
Période révolutionnaire
1925
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Puycalvary : inscription par arrêté du 30 décembre 1925

Personnages clés

Armand de Raffin - Seigneur de Puycalvary (XVe siècle) Acquit le château par mariage
Antoine de Raffin - Sénéchal d’Agenais (XVIe siècle) Transforme le château, façade Renaissance.
Jeanne de Lalande - Épouse d’Antoine de Raffin Termina la chapelle en 1536
Antoinette de Raffin - Dame de Puycalvary (XVIe siècle) Épousa Guy de Lusignan
Louis de Guiscard - Propriétaire (XVIIe siècle) Élève le château en comté en 1696.
Pierre Souilhagon de Bruet - Acquéreur en 1815 Ancien conseiller au Parlement de Bordeaux.
Antoine de Raffin (dit Pothon) - Sénéchal d’Agenais et capitaine des gardes Transforma le château style Renaissance
François Poton de Raffin - Sénéchal d’Agenais (1553-1570) Fils d’Antoine, héritier du château
Gilles de Lusignan - Seigneur de Puycalvary (XVIIe siècle) Fit hommage à Louis XIII

Origine et histoire

Le château de Puycalvary, mentionné pour la première fois en 1288 lors d’un partage entre les frères Palazols, était alors une tour-salle typique du Sud-Ouest. Les ruines d’un donjon du XIIIe siècle subsistent encore, entourées d’une enceinte et d’un fossé franchissable par un pont-levis. Ce type de résidence seigneuriale, tenu en coseigneurie, incluait aussi une petite agglomération castrale avec une rue commune et des maisons.

Au XVe siècle, la forteresse est profondément remaniée par la famille Raffin, notamment par Armand de Raffin, devenu seigneur par mariage en 1477, puis par son fils Antoine de Raffin au début du XVIe siècle. Ce dernier, sénéchal d’Agenais et capitaine des gardes des rois François Ier et Henri II, transforme le château en y ajoutant une façade Renaissance entre deux tours rondes du XVe siècle. Une chapelle seigneuriale, bénie en 1536, est construite sous le château, avec un chœur à pans et des voûtes sur croisées d’ogives.

Le château passe ensuite aux mains des Lusignan de Saint-Gelais par le mariage d’Antoinette de Raffin en 1570, puis est vendu en 1660 à la famille Guiscard, qui l’élève en comté en 1696. Des aménagements intérieurs et des écuries sont ajoutés au XVIIIe siècle. Malgré quelques dégradations pendant la Révolution, le château est préservé et restauré au XXe siècle. Il est inscrit aux monuments historiques en 1925.

Architecturalement, le château moderne, reconstruit au XVIe siècle, occupe l’espace de l’ancienne basse-cour et se compose de trois ailes organisées autour d’une cour carrée. L’aile nord, avec ses tours circulaires, comporte six niveaux, tandis que l’aile ouest, dotée d’une entrée, double la tour médiévale. Une tour d’escalier à pans coupés, de style Louis XIII, relie les ailes. La chapelle, accessible par un escalier menant à des tribunes, présente un porche ornés de colonnettes et de choux frisés, typique de la fin du XVe siècle.

Le domaine, vendu en 1815 à Pierre Souilhagon de Bruet, reste dans sa descendance jusqu’au XXe siècle. Les restaurations tardives ont permis de conserver les éléments médiévaux et Renaissance, ainsi que les traces des aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles, comme les écuries ou la loggia adossée à l’aile est. Aujourd’hui, le château témoigne de l’évolution architecturale et sociale d’une seigneurie agenaise sur plus de cinq siècles.

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