Frise chronologique
1463
Première mention des Chevalier
Première mention des Chevalier
1463 (≈ 1463)
Jean Chevalier, damoiseau de Puymarteau, rend hommage à l’abbé.
1565
Achèvement du château
Achèvement du château
1565 (≈ 1565)
Date gravée sur la clef de voûte de l’escalier.
1599
Passage aux Saunier
Passage aux Saunier
1599 (≈ 1599)
Mariage de Marie-Honorette Chevalier avec Antoine Saunier.
XVIIe siècle
Aménagements majeurs
Aménagements majeurs
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout de la terrasse est et du pigeonnier.
1931
Incendie de la tour
Incendie de la tour
1931 (≈ 1931)
Destruction de la toiture de l’escalier.
1981
Classement MH
Classement MH
1981 (≈ 1981)
Inscription des façades et éléments remarquables.
2024
Ouverture du centre bien-être
Ouverture du centre bien-être
2024 (≈ 2024)
Rénovation des granges en espace balnéo.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures, l'escalier à vis avec sa voûte, le mur de soutènement de la terrasse avec sa balustrade, la partie subsistante du pigeonnier (cad. B 730, 563) : inscription par arrêté du 11 mai 1981
Personnages clés
| Jean Chevalier - Seigneur de Puymarteau (1463) |
Premier Chevalier mentionné dans les archives. |
| Étienne Chevalier - Seigneur de Puymarteau (1562-1566) |
Membre de la famille constructrice du château. |
| Marie-Honorette Chevalier - Héritière (fin XVIe) |
Épouse Antoine Saunier, transmettant le domaine. |
| Léonard Saunier - Seigneur (milieu XVIIe) |
Décédé en 1671, inhumé à Brantôme. |
| Pierre de Magnac - Seigneur (début XVIIIe) |
Président de l’Élection de Périgueux. |
| Léonard-Alexis de Chalup - Comte et maréchal (1789) |
Dernier seigneur noble avant la Révolution. |
| Marc Bussières - Propriétaire (début XXe) |
Exploitant viticole du « Château Puymarteau ». |
Origine et histoire
Le château de Puymarteau est un manoir périgordin construit dans la seconde moitié du XVIe siècle, achevé en 1565 par la famille Chevalier, seigneurs du lieu depuis au moins 1463. Situé sur un coteau dominant la vallée de la Dronne à Brantôme, il présente une architecture typique des demeures nobles de la région, avec un corps de logis flanqué d’une tour d’escalier polygonale à voûte d’ogives et deux tourelles en encorbellement. La terrasse côté est, ajoutée au XVIIe siècle, et le pigeonnier armorié complètent cet ensemble défensif et résidentiel.
La famille Chevalier, première propriétaire attestée, cède le domaine en 1599 à la famille Saunier par le mariage de Marie-Honorette Chevalier avec Antoine Saunier. Au XVIIe siècle, le manoir passe entre les mains des Chevalier de Cablanc et des Saunier, période durant laquelle la terrasse et le colombier sont aménagés. Au XVIIIe siècle, les Magnac puis les Chalup deviennent seigneurs de Puymarteau, avant que le château ne soit saisi pendant la Révolution. Au XIXe siècle, il appartient aux Bussières et sert d’exploitation viticole sous l’appellation « Château Puymarteau », avant d’être partiellement endommagé par un incendie en 1931.
Classé monument historique en 1981 pour ses façades, toitures, escalier à vis et pigeonnier, le château a connu une rénovation récente. En 2024, après quinze mois de travaux, ses granges abritent un centre de bien-être avec balnéothérapie et massages. Une restauration de la toiture de la tour-escalier, détruite en 1931, est prévue pour 2025. Le site allie ainsi patrimoine architectural et usage contemporain, tout en conservant les traces de son histoire médiévale et moderne.
Architecturalement, le manoir se distingue par son escalier en vis à huit voûtains, surmonté d’une ancienne chambre de défense accessible par une tourelle. La lucarne orientale, ornée d’un fronton à coquille, rappelle les influences Renaissance visibles dans la région, comme au château de la Hierce à Brantôme. Les canonnières sous les fenêtres et les pignons quasi aveugles témoignent de préoccupations défensives, bien que le site ait surtout servi de résidence noble. La cour fermée, initialement délimitée par des communs et un mur percé d’un portail charretier, illustre l’organisation spatiale des manoirs périgourdins.
Les sources historiques mentionnent plusieurs acteurs clés, dont Jean Chevalier, damoiseau de Puymarteau en 1463, et Étienne Chevalier, seigneur au milieu du XVIe siècle. La transmission du domaine par alliances matrimoniales (Chevalier-Saunier, Saunier-Magnac) reflète les pratiques nobiliaires de l’Ancien Régime. Au XIXe siècle, l’orientation viticole du domaine, sous les Bussières, s’inscrit dans l’économie locale avant la crise du phylloxéra. L’inscription aux monuments historiques en 1981 a permis de préserver des éléments remarquables, comme la balustrade de la terrasse ou les meneaux des fenêtres.