Frise chronologique
1357
Occupation anglaise
Occupation anglaise
1357 (≈ 1357)
Prise du château par les Anglais.
1450
Reconstruction par Radulphe de Saint-Clar
Reconstruction par Radulphe de Saint-Clar
1450 (≈ 1450)
Début des travaux du château actuel.
XVIe siècle
Défense contre les protestants
Défense contre les protestants
XVIe siècle (≈ 1650)
Raymond de Saint-Clar reprend Sarlat.
1679
Création du studiolo
Création du studiolo
1679 (≈ 1679)
Peintures mythologiques par Philippe Lemaire.
6 décembre 1948
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 décembre 1948 (≈ 1948)
Protection du château (hors parties classées).
1er mars 1977
Classement du studiolo et de la chambre peinte
Classement du studiolo et de la chambre peinte
1er mars 1977 (≈ 1977)
Protection des décors du XVIIe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château à l'exception des parties classées (cad. AO 169) : inscription par arrêté du 6 décembre 1948 ; La chambre lambrissée et peinte du 17s se trouvant au deuxième étage (cad. AO 169) : classement par arrêté du 1er mars 1977
Personnages clés
| Radulphe de Saint-Clar - Reconstructeur du château |
Rebâtit le château en 1450. |
| Raymond de Saint-Clar - Capitaine catholique |
Défendit Sarlat contre les protestants. |
| Suzanne de Saint-Clar - Propriétaire après un conflit |
Gagna la possession après 40 ans. |
| Philippe Lemaire - Peintre du studiolo |
Auteur des panneaux mythologiques (1679). |
| Marc de Carbonnier de Marzac - Restaurateur du XIXe siècle |
Restaura le château en style néogothique. |
| Thérèse de Saint-Clar - Légende de la dame blanche |
Fantôme lié à la tour nord. |
Origine et histoire
Le château de Puymartin, situé à Marquay en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines au XIIIe siècle, bien que sa structure actuelle date principalement des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Initialement forteresse médiévale, il fut occupé par les Anglais en 1357 avant d’être racheté par les consuls de Sarlat, puis abandonné. En 1450, Radulphe de Saint-Clar entreprit sa reconstruction, marquant le début de son histoire architecturale actuelle.
Au XVIe siècle, le château devint un bastion catholique sous Raymond de Saint-Clar, qui le défendit contre les protestants et reprit Sarlat aux huguenots. Le XVIIe siècle fut marqué par un long conflit de succession entre Jean de Saint-Clar et sa sœur Suzanne, cette dernière en devenant finalement propriétaire. Abandonné au XVIIIe siècle, il fut restauré au XIXe dans un style néogothique par le marquis Marc de Carbonnier de Marzac, grâce à la dot de son épouse.
Le château abrite un studiolo exceptionnel, décoré en 1679 par Philippe Lemaire avec huit panneaux peints en grisaille représentant des scènes mythologiques. Ce cabinet, inspiré de gravures italiennes, illustre des vertus princières ou des leçons morales, bien que son interprétation exacte reste incertaine. Classé monument historique en 1977, il témoigne du raffinement culturel de l’époque.
Une légende locale raconte que Thérèse de Saint-Clar, une châtelaine du XVIe siècle, aurait été emmurée vivante par son mari après une infidélité. Son fantôme, surnommé la dame blanche, hanterait depuis les lieux, notamment la tour nord et l’escalier du château. Cette histoire ajoute une dimension mystique au site, attirant les visiteurs.
Le château fut inscrit aux monuments historiques en 1948, et sa chambre lambrissée du XVIIe siècle fut classée en 1977. Après la mort d’Henri de Chérade de Montbron en 2002, sa famille en hérita et continua à l’ouvrir au public. En 2022, il attira 25 000 visiteurs, confirmant son attrait touristique et patrimonial.
Enfin, le château a servi de décor au film Les Duellistes (1977) de Ridley Scott, mettant en lumière son architecture préservée. Aujourd’hui, il se distingue par son mélange d’histoire militaire, de légendes, et de trésors artistiques comme le studiolo, unique en Périgord.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.