Origine et histoire du Château de Québriac
Le château de Québriac est un édifice néo-classique situé dans la commune de Québriac, en Ille-et-Vilaine, région Bretagne. Construit en 1827 par l’architecte rennais Louis Richelot, il s’élève sur les vestiges d’une forteresse médiévale démantelée en 1599 par Henri IV après les guerres de Religion. Ce château féodal, aujourd’hui disparu, commandait un vaste domaine de 750 hectares. Le logis actuel, de plan rectangulaire, s’organise sur quatre niveaux : un sous-sol semi-enterré pour les services, un rez-de-chaussée dédié aux réceptions, un étage pour les chambres, et un étage de combles.
Le château se distingue par son architecture sobre et équilibrée, typique du style néo-classique. Le corps de logis, orienté est-ouest, présente une façade à cinq travées, marquée à l’ouest par un porche central surmonté d’un fronton triangulaire et à l’est par un perron. Le gros œuvre, en moellon enduit sur un soubassement de granite, est rehaussé d’encadrements de baies et de chaînes d’angle en pierre de taille. La toiture en ardoise, à croupe, et la corniche en bois complètent cet ensemble. Le château est entouré de vestiges de douves au nord et au sud, et s’inscrit dans un parc comprenant une ferme, une pelouse, et une ancienne orangerie.
Classé monument historique depuis le 4 juin 2007, le château de Québriac protège ses façades, toitures, pièces du rez-de-chaussée, ainsi que son escalier et sa cage d’escalier. Le terrain correspondant aux anciennes douves médiévales est également inclus dans cette protection. L’édifice, commandé par M. de Castellan, témoigne de l’influence de l’architecture néo-classique en Bretagne au début du XIXe siècle, tout en conservant des traces de son passé médiéval.
Le site, implanté sur une crête, domine un paysage façonné par l’histoire, entre héritage féodal et modernité du XIXe siècle. La distribution intérieure, presque entièrement conservée, reflète l’organisation sociale de l’époque, avec des espaces distincts pour les réceptions, les chambres, et les services. L’orangerie et le jardin potager (aujourd’hui disparu) rappellent le caractère résidentiel et agricole du domaine, typique des propriétés aristocratiques de la région.
Le château de Québriac illustre ainsi la transition entre l’Ancien Régime et la période moderne, où les anciennes forteresses laissent place à des résidences élégantes, symboles d’un nouveau rapport à l’espace et au pouvoir. Son inscription aux monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son histoire liée aux guerres de Religion et à la reconstruction post-révolutionnaire.