Frise chronologique
1300
Intégration au domaine ducal
Intégration au domaine ducal
1300 (≈ 1300)
Quemigny rejoint les terres des ducs de Bourgogne.
XIIIe–XIVe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
XIIIe–XIVe siècle (≈ 1450)
Tour carrée défensive intégrée au domaine ducal.
1743–1749
Reconstruction par Corberon
Reconstruction par Corberon
1743–1749 (≈ 1746)
Nouveau château adossé à la tour médiévale.
1757
Vente à Louis de Guénichon
Vente à Louis de Guénichon
1757 (≈ 1757)
Changement de propriétaire avant la Révolution.
1880
Acquisition par l’abbé Perny
Acquisition par l’abbé Perny
1880 (≈ 1880)
Aménagements des étages supérieurs pour l’hébergement.
13 octobre 1975
Classement monument historique
Classement monument historique
13 octobre 1975 (≈ 1975)
Protection des façades, toitures et intérieurs remarquables.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château, des communs et des deux tours rondes ; escalier avec sa rampe en fer forgé ; salle à manger et salon voûtés ; cabinet de travail de la tour de droite avec sa cheminée et ses boiseries (cad. A 355, 356) : inscription par arrêté du 13 octobre 1975
Personnages clés
| Louis Bichot Morel de Corberon - Maître des comptes au parlement de Dijon |
Reconstruit le château en 1749 autour du donjon. |
| Louis de Guénichon - Propriétaire pré-révolutionnaire |
Acquiert le domaine en 1757, séquestré en 1794. |
| Marquise de Montmort - Descendante de Pierre Rémond de Montmort |
Modernise les intérieurs au XIXe siècle. |
| Abbé Perny - Aumônier du lycée Janson de Sailly |
Aménage les étages supérieurs en 1880. |
Origine et histoire
Le château de Quemigny-sur-Seine trouve ses origines au XIIIe siècle, avec un donjon carré encore visible aujourd’hui. Ce fief, intégré au domaine ducal de Bourgogne en 1300, servait de poste avancé pour le château de Duesme. Les descriptions de 1495 et 1584 révèlent un ensemble fortifié : une tour entourée de douves, un corps de logis ancien, et des dépendances closes de murs. Le site, alors modeste, reflétait l’architecture défensive médiévale avec ses mâchicoulis et son pont-levis.
Au XVIIIe siècle, le château est acquis en 1743 par Louis Bichot Morel de Corberon, maître des comptes au parlement de Dijon, qui entreprend sa reconstruction à partir de 1749. Le projet, décrit dans une déclaration de 1750, conserve la tour médiévale tout en y adossant un nouveau bâtiment. Bien que l’architecte reste anonyme, des indices suggèrent Claude-Louis d’Aviler. Corberon revend le domaine en 1757 à Louis de Guénichon, dont les biens seront séquestrés pendant la Révolution.
Le XIXe siècle marque une transformation du château sous l’impulsion de la marquise de Montmort, descendante du mathématicien Pierre Rémond de Montmort. Elle modernise les intérieurs, parfois au détriment des décors originaux, avant que le domaine ne passe aux mains des marquis de Virieu. En 1880, l’abbé Perny, aumônier parisien, acquiert le château et réaménage les étages supérieurs pour loger domestiques et hôtes. Classé monument historique en 1975, il reste une propriété privée.
L’architecture actuelle mêle le donjon médiéval, coiffé d’un toit à pavillon, et un corps de logis classique encadré de deux tours rondes. Les douves, partiellement conservées, rappellent son passé défensif. À l’intérieur, la salle à manger, le salon voûté, et un cabinet de travail avec ses boiseries sont protégés. Le château, toujours habité, témoigne des évolutions stylistiques et sociales de la Bourgogne du XIIIe au XIXe siècle.