Frise chronologique
1209
Première mention écrite
Première mention écrite
1209 (≈ 1209)
Donation par Pierre II d’Aragon au comte de Foix.
1495
Siège espagnol échoué
Siège espagnol échoué
1495 (≈ 1495)
Tentative infructueuse de prise du château.
1589
Incendie du château
Incendie du château
1589 (≈ 1589)
Pris et brûlé par les Espagnols.
1607
Établissement d’une garnison
Établissement d’une garnison
1607 (≈ 1607)
Sur ordre de Louis XIII.
1638
Suppression de la garnison
Suppression de la garnison
1638 (≈ 1638)
Par arrêt du Conseil d’État.
1676
Nouvel incendie
Nouvel incendie
1676 (≈ 1676)
Château brûlé à nouveau.
1709
Remise en état
Remise en état
1709 (≈ 1709)
Ordonnée par Louis XIV, garnison rétablie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre II d’Aragon - Roi d’Aragon |
Auteur de la charte de donation en 1209. |
| Raymond-Roger - Comte de Foix |
Bénéficiaire de la donation du château. |
| Louis XIII - Roi de France |
Établit une garnison en 1607. |
| Louis XIV - Roi de France |
Ordone la restauration en 1709. |
Origine et histoire
Le château de Quérigut, aussi appelé château du Donezan, est perché sur un piton rocheux au cœur du village de Quérigut, en Ariège. Ce site stratégique, chef-lieu du Donezan, a joué un rôle clé dans les tensions entre la France et l’Espagne. Son origine remonte au moins à 1209, date à laquelle il est cité dans une charte de donation du roi Pierre II d’Aragon au comte de Foix Raymond-Roger.
Du XVe au XVIIe siècle, le château fut à plusieurs reprises la cible des troupes espagnoles. En 1495, une tentative de prise échoue, mais en 1589, les assiégeants parviennent à l’incendier. Louis XIII y installe une garnison en 1607, supprimée en 1638 par un arrêt du Conseil d’État. Le château subit un nouvel incendie en 1676, avant que Louis XIV n’ordonne sa remise en état en 1709, rétablissant une garnison sur place.
Aujourd’hui, il ne reste du château qu’une tour massive en ruine, vestige de l’ancien donjon. Ce monument illustre les luttes récurrentes pour le contrôle de cette région frontalière, entre royaumes de France et d’Espagne, ainsi que son importance militaire sous l’Ancien Régime.