Château de Rahling en Moselle

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Rahling

  • Rue de Bining Schloss
  • 57410 Rahling
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1347
Première mention du château
1380
Destruction du château
1572
Passage au duc de Lorraine
4e quart XVe siècle
Rétablissement du château
1620
Construction de la tour d'escalier
1989
Rachat par la commune
29 avril 1994
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de logis principal du château (cad. 1 389) : classement par arrêté du 29 avril 1994 ; Dépendances, sol, vestiges des anciennes murailles, ainsi que les fossés (cad. 1 389, 522/392, 524/392) : inscription par arrêté du 29 avril 1994

Personnages clés

Jean II de Sarrewerden Comte ayant détruit le château en 1380.

Origine et histoire du Château de Rahling

Le domaine du château se situe dans la commune de Rahling, dans le département de la Moselle. Mentionné en 1347, il fut détruit en 1380 par le comte Jean II de Sarrewerden. Rétabli au XVe siècle, il passa en 1572 au duc de Lorraine et était en ruines à la fin du XVIe siècle. Engagé en 1646 puis en 1647 aux gouverneurs de la place forte de Bitche, il a été racheté par la commune de Rahling en 1989. Du château primitif, vraisemblablement du XIVe siècle, subsisteraient les façades postérieure et latérales, repercées aux XVe et XVIe siècles ; la façade antérieure a été remontée au XVIe siècle. La tour d'escalier hors-œuvre, datée 1620 au droit de la porte piétonne, est un élément particulièrement soigné et occupe la façade sud. Le logis forme un corps de bâtiment rectangulaire à trois niveaux, construit en moellons de grès crépis et couvert d'un toit brisé à croupes en tuiles plates ; des bâtiments agricoles bordent la cour au sud et un fossé subsiste au nord. Le portail présente des piédroits creusés de niches à coquille et un décor inspiré de la Renaissance qui annonce le riche décor du dessous des marches de l'escalier en vis à limon hélicoïdal. Les éléments décoratifs sont sculptés en méplat et chaque motif porte une fleur à six pétales entourée d'entrelacs et d'ornements végétaux. De nombreuses marques de tâcheron sont gravées sur le limon de l'escalier et sur le tympan du portail. Isolé dans une région où subsistent surtout des châteaux forts et des constructions du XVIIIe siècle, le domaine se rattache davantage à l'architecture alsacienne par la forme de sa toiture, les enroulements des fenêtres et son ornementation. Le logis a été classé au titre des monuments historiques ; les fossés, les vestiges des anciennes murailles et les dépendances ont été inscrits par le même arrêté du 29 avril 1994.

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