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Château de Rambouillet dans les Yvelines

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Rambouillet

  • Place de la Libération
  • 78120 Rambouillet
Château de Rambouillet
Château de Rambouillet
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Château de Rambouillet
Crédit photo : Jules78120 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
78120 Rambouillet, Place de la Libération

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1368
Achat du manoir par Jean Bernier
1547
Mort de François Ier
1699
Acquisition par Fleuriau d’Armenonville
1706
Achat par le comte de Toulouse
1783
Achat par Louis XVI
1804
Restauration par Napoléon Ier
1975
Premier sommet du G6
2024
Classement en domaine national
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les bâtiments non classés de la ferme et de la bergerie, le sol des cours (cad. F 166, 184) : inscription par arrêté du 29 août 1977 ; Les parties suivantes du domaine national de Rambouillet, sis place de la Libération : le portail d'entrée, le pigeonnier, les deux granges situées de part et d'autre du pigeonnier et le grand bâtiment sud-ouest de la ferme ; le portail d'entrée, les deux bergeries et le hangar de gauche au fond de la cour de la Bergerie Nationale ; situés sur les parcelles n°166, en ce qui concerne la ferme, et 184, en ce qui concerne la Bergerie Nationale, section F du cadastre, et affectés au centre d'enseignement zootechnique. Les façades et toitures des anciennes écuries du comte de Toulouse, dites aussi "Caserne des Gardes", situées sur la parcelle n°213 section F du cadastre, et affectées au ministère de la Défense. Les immeubles bâtis et non bâtis situés sur les parcelles n° 35, section AA du cadastre, 19, 20, et 33 section AL du cadastre, 190, 191, 197, 198, 204, 205, 208, 209, 212, 214 à 236, 239, 245, 246, 247 et 257, section F du cadastre, tels que délimités par un liseré rouge sur les trois plans annexés à l'arrêté, appartenant à l'Etat, et affectés au Centre des monuments nationaux : classement par arrêté du 30 novembre 2010 Cet immeuble fait partie du Domaine national du château de Rambouillet institué par le décret n°2024-472 du 24 mai 2024. Les parties intérieures ont été classées au titre des Monuments historiques intégralement et de plein droit par ce décret.

Personnages clés

Jean Bernier - Chevalier et prévôt de Paris Acheteur et transformateur du manoir en 1374.
François Ier - Roi de France Mort au château en 1547.
Joseph Fleuriau d’Armenonville - Propriétaire et mécène Transforma les jardins au XVIIIe siècle.
Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse - Fils légitimé de Louis XIV Agrandit le domaine et modernisa le château.
Louis XVI - Roi de France Créa la laiterie et la ferme expérimentale.
Napoléon Ier - Empereur des Français Rénova le château et les jardins.

Origine et histoire du Château de Rambouillet

Le château de Rambouillet trouve ses origines en 1368, lorsque Jean Bernier, chevalier et prévôt de Paris, achète un manoir qu’il transforme en château fortifié en 1374. Ce château pentagonal, entouré de douves, est conçu selon l’ordonnance de Charles V prescrivant la fortification des édifices. Pillé et incendié pendant la guerre de Cent Ans (1425-1428), il est reconstruit par Jean II d’Angennes et sa femme, puis agrandi par leur petit-fils Jacques, capitaine des gardes de François Ier. Ce dernier, amateur de chasse, y meurt en 1547 dans la « tour François Ier », toujours visible aujourd’hui.

Au XVIIe siècle, le château passe entre les mains de la marquise de Rambouillet, puis de son gendre, le duc de Sainte-Maure, qui agrandit le domaine et redessine les jardins, peut-être avec l’intervention de Jean-Baptiste de La Quintinie. En 1699, Joseph Fleuriau d’Armenonville acquiert le domaine endetté et y investit massivement, transformant les jardins à la française avec parterres, canaux et sculptures signées Simon Mazière ou Pierre Legros. Ces aménagements préparent l’ère fastueuse du château sous le comte de Toulouse, fils légitimé de Louis XIV.

En 1706, Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, achète Rambouillet pour en faire un domaine de chasse proche de Versailles. Il lance deux campagnes de travaux majeures (1706-1709 et 1730-1736), homogénéisant les façades, créant un appartement d’assemblée et embellissant les intérieurs avec des boiseries sculptées par Marie Cané et Charles Rousseau. Son fils, le duc de Penthièvre, poursuit les aménagements en développant un jardin à l’anglaise de 25 hectares, ponctué de fabriques comme la Chaumière aux coquillages ou l’Ermitage, reflétant la mode pittoresque du XVIIIe siècle.

Louis XVI acquiert le domaine en 1783 pour en faire une résidence de chasse, remplaçant les écuries par des communs capables d’accueillir 400 serviteurs. Pour séduire Marie-Antoinette, qui déteste l’aspect « gothique » du château, il fait aménager une laiterie secrète (1785) et des appartements modernisés, tandis qu’Hubert Robert redessine les jardins. Le domaine devient aussi un lieu d’expérimentation agricole avec l’introduction de moutons mérinos et la création d’une ferme modèle. La Révolution laisse le château à l’abandon jusqu’à ce que Napoléon Ier en fasse, en 1804, une résidence de chasse et un lieu de diplomatie.

Sous Napoléon, l’aile est est démolie (1805), et l’architecte Auguste Famin réaménage les intérieurs, dont la salle de bains impériale décorée en style pompéien. Le parc est enrichi d’essences exotiques, comme une allée de cyprès de Louisiane, aujourd’hui disparue. Après la Restauration, le château alterne entre usage royal (Charles X y signe son abdication en 1830) et locations privées sous Louis-Philippe. En 1883, les présidents de la République en font une résidence officielle, lieu de chasses présidentielles et de sommets internationaux, comme le premier G6 en 1975.

Classé Monument historique par arrêts successifs (dès 1896), le domaine devient « national » en 2024. Il abrite aujourd’hui des appartements d’État, des salles de réception et un mobilier d’époque, géré par le Centre des monuments nationaux. Les restaurations récentes (2015-2017) ont concerné les façades et les toitures, tandis que le parc, avec ses fabriques (Laiterie de la Reine, Chaumière aux coquillages) et sa Bergerie nationale, reste un témoignage unique des évolutions paysagères et politiques de la France, du Moyen Âge à nos jours.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours