Patrimoine classé
Le château ; les dépendances, y compris le bûcher ; la chapelle (cad. E 115) ; les façades et toitures de la ferme (cad. E 156, 157) : inscription par arrêté du 22 février 2000 - Les parties suivantes du domaine (à l'exception du château, des deux bâtiments de communs proches de celui-ci, de la chapelle et de l'ensemble de la ferme) , à savoir : le parc, le jardin régulier, le potager, les deux demi-lunes d'entrée (sol, murs, statues, portail et clôtures) , incluant les deux étangs de la Glacière et l'étang neuf, le canal et, en totalité : l'orangerie-serre, la glacière, les ruines de la tour (cad. E 103 à 105, 107, 112 à 115, 117 à 125, 155, 190, 230 à 235) : classement par arrêté du 21 février 2002
Personnages clés
| Claude-Philibert Barthelot de Rambuteau - Comte et préfet de la Seine |
Reconstruit le château en 1824. |
| Claude Barthelot (marquis de Rambuteau) - Brigadier des armées du Roi |
Fit construire le château du XVIIIe. |
| Marie-Louise-Antoinette de Rambuteau - Philanthrope et religieuse |
Fonda des hospices à Bois-Sainte-Marie. |
| Philibert-Marie-Edouard Lombard de Buffières - Préfet et conseiller d’État |
Releva le titre de comte de Rambuteau. |
| Jean-Marie Morel - Architecte paysagiste |
Conçut le parc du château. |
| Amalric-Philibert-Emmanuel Lombard de Buffières - Comte de Rambuteau et résistant |
Déporté en 1944, mort en captivité. |
Origine et histoire du Château de Rambuteau
Le château de Rambuteau, situé à Ozolles en Saône-et-Loire, est un édifice du 2e quart du XIXe siècle, reconstruit en 1824 par le comte Philibert de Rambuteau sur les vestiges d’un château du XVIe siècle. Seuls une tour et une chapelle de cette période subsistent. Le château actuel, de style néo-Louis XVI, se compose d’un corps de logis rectangulaire flanqué de pavillons et de tours circulaires. Son parc paysager, aménagé par des architectes renommés comme Jean-Marie Morel et Duchene, intègre une chapelle redécorée et des éléments hydrauliques (étangs, canal).
La famille Barthelot de Rambuteau, installée sur ces terres depuis le XVIe siècle, a marqué l’histoire du lieu. Claude-Philibert de Rambuteau (1781–1869), préfet de la Seine et petit-fils naturel de Louis XV, entreprit la reconstruction du château et planta le parc entre 1815 et 1827. À sa mort, ses trois filles héritèrent du domaine : l’une, Marie-Louise-Antoinette, fonda des œuvres caritatives à Bois-Sainte-Marie, tandis qu’une autre branche familiale, les Lombard de Buffières, releva le titre de comte de Rambuteau jusqu’au XXe siècle. Le château, toujours propriété privée, fut classé Monument historique en 2000 et 2002 pour ses éléments architecturaux et paysagers.
L’intérieur du château présente un décor néo-Louis XVI, avec des pièces en enfilade. La façade sur le parc est précédée d’une terrasse accessible par un escalier à double montée en fer forgé. Les toitures d’ardoise, rehaussées à la fin du XIXe siècle, et les dômes des tours, couronnés de lanternons, reflètent les restaurations successives. Le domaine inclut également des communs, une orangerie-serre, une glacière, et les ruines d’une tour médiévale. Bien que non ouvert au public, le château reste un exemple emblématique de l’héritage architectural et paysager bourguignon.
Le parc, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 2000, comprend un jardin régulier, un potager, des demi-lunes d’entrée ornées de statues, et deux étangs (la Glacière et l’étang Neuf). La chapelle, redécorée au XIXe siècle, est intégrée à ce paysage. Les architectes paysagistes, dont Aimé Curteni, ont collaboré à sa conception. Le château et ses dépendances (ferme, bûcher) furent classés en 2002, consolidant leur protection patrimoniale.
L’histoire du château est liée à des figures politiques et militaires : Claude Barthelot, marquis de Rambuteau (1670–1756), brigadier des armées du Roi et lieutenant de Mâcon, fit construire une demeure au XVIIIe siècle. Son descendant, Philibert-Marie-Edouard Lombard de Buffières (1838–1912), préfet et conseiller d’État, perpétua le nom. Au XXe siècle, Amalric-Philibert-Emmanuel Lombard de Buffières, comte de Rambuteau, s’engagea dans la Résistance et périt en déportation en 1944. Aujourd’hui, le domaine appartient au comte Patrice de Rambuteau.