Frise chronologique
XIe siècle
Construction du repaire initial
Construction du repaire initial
XIe siècle (≈ 1150)
Premier château bâti à pic sur le rocher.
XIIe siècle
Première mention des seigneurs
Première mention des seigneurs
XIIe siècle (≈ 1250)
Cités dans le cartulaire de l’abbaye de Ligueux.
1449
Hommage aux abbés de Brantôme
Hommage aux abbés de Brantôme
1449 (≈ 1449)
Pierre et Guillaume de Ramefort vassaux officiels.
XVe siècle
Agrandissement post-guerre de Cent Ans
Agrandissement post-guerre de Cent Ans
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout du logis, tour octogonale et châtelet.
XIXe siècle
Transformations par Dubet
Transformations par Dubet
XIXe siècle (≈ 1865)
Exhaussement de la tour octogonale et ajouts.
1935
Remplacement des écuries
Remplacement des écuries
1935 (≈ 1935)
Nouveaux bâtiments construits à leur emplacement.
15 décembre 1980
Protection partielle du château
Protection partielle du château
15 décembre 1980 (≈ 1980)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château à l'exception du bâtiment annexe (cad. A 205) : inscription par arrêté du 15 décembre 1980
Personnages clés
| Pierre de Ramefort - Seigneur de Ramefort |
Rend hommage aux abbés en 1449. |
| Guillaume de Ramefort - Seigneur de Ramefort |
Cité avec Pierre en 1449. |
| Famille Mourenne - Propriétaires au XVIe siècle |
Possède le domaine après les Ramefort. |
| Famille Barriasson - Propriétaires au XVIIe siècle |
Succède aux Mourenne au château. |
| Famille Durand de Ramefort - Propriétaires depuis le XVIIIe |
Détentrice du château jusqu’au XIXe. |
| Dubet - Architecte au XIXe siècle |
Modifie la tour octogonale et ajouts. |
Origine et histoire
Le château de Ramefort, campé sur un plateau rocheux à 30 mètres au-dessus de la vallée de la Dronne, occupe une position stratégique entre Brantôme et Bourdeilles. Son origine remonte au XIe siècle avec un premier repaire fortifié, mais les vestiges les plus anciens encore visibles datent du XIIIe siècle : une fenêtre trilobée et une niche dans la grande salle. La forteresse médiévale, initialement composée d’une tour maîtresse romane carrée et d’une tour de guet, contrôlait la route longeant la rivière. Les seigneurs de Ramefort, vassaux des abbés de Brantôme, sont mentionnés dès le XIIe siècle dans les archives de l’abbaye de Ligueux.
Au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, le château est agrandi avec un corps de logis à l’ouest, une tour d’angle nord-est abritant une chapelle castrale en sous-sol, et une tour d’escalier octogonale. Le châtelet d’entrée, couronné de mâchicoulis, est également construit à cette époque. Le domaine s’étend alors sur la rive gauche de la Dronne, incluant des terres à Bourdeilles, Brantôme et Condat. Les familles successives — Mourenne (XVIe siècle), Barriasson (XVIIe siècle), puis Durand de Ramefort (depuis le XVIIIe) — en assurent la pérennité, malgré la destruction de trois tours pendant la Révolution.
Au XIXe siècle, l’architecte Dubet modifie profondément le château : il exhausse la tour octogonale, la couvre d’ardoises comme le logis, et ajoute un nouveau bâtiment. Une galerie à colonnes remplace les anciennes constructions. Ces transformations sont partiellement annulées au XXe siècle, notamment en 1935 avec le remplacement des écuries par de nouveaux bâtiments, et dans les années 1980 par la surélévation du mur est de la tour maîtresse. Le château, partiellement protégé depuis 1980 (façades et toitures), témoigne de ces multiples époques architecturales.
Le site conserve des éléments défensifs médiévaux, comme le mur d’enceinte percé de meurtrières, une douve sèche à l’ouest, et un à-pic naturel à l’est. La circulation entre les parties anciennes et les logis seigneuriaux était assurée par un escalier en vis, coiffé d’un toit conique en tuiles plates. La chapelle castrale, la tour carrée surplombant l’entrée, et les fenêtres à meneaux illustrent l’évolution du château, passé d’une forteresse austère à une résidence seigneuriale adaptée aux époques ultérieures.