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Château de Réveillon dans la Marne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Louis XIII
Marne

Château de Réveillon

    1 Rue du Château 
    51310 Réveillon
Propriété privée
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Château de Réveillon
Crédit photo : Jt acquaviva - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1607-1617
Construction initiale
1640
Expertise des travaux inachevés
1719-1730
Transformations par le marquis d’Argenson
1730
Achat par Jules-Robert de Cotte
1948
Classement Monument Historique
1996
Classement du parc et jardins
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château : classement par arrêté du 8 juin 1948 - Ensemble du domaine : parties architecturées et jardin (cad. A 127 à 129, 132, 138, 139, 144 ; ZB 13, 36 ; ZC 32) : classement par arrêté du 9 août 1996

Personnages clés

Claude II d’Ancienville - Constructeur initial Fonda le château avec son épouse.
Marquis d’Argenson - Propriétaire transformateur Ajouta fronton et modifia les façades.
Jules-Robert de Cotte - Architecte du roi Décora intérieurs et conçut la melonnière.
Madeleine Lemaire - Peintre et salonnière Inspira Marcel Proust par son art.
Marcel Proust - Écrivain Séjourna au château, s’en inspira.

Origine et histoire

Le château de Réveillon, situé dans la Marne, fut construit entre 1607 et 1617 par Claude II d’Ancienville et son épouse Judith Raguier, sur les fondations d’un ancien château féodal. De style Renaissance, il se distingue par son plan en U, ses douves et une cour pavée. En 1640, une expertise révèle que les travaux étaient inachevés : fenêtres manquantes, murs non terminés, et intérieurs bruts. Peu d’informations subsistent sur son évolution jusqu’au début du XVIIIe siècle, où il change plusieurs fois de propriétaires, dont Michel Larcher, Jacques Galland, et la famille de Fieubet.

En 1719, le marquis d’Argenson acquiert le domaine et y apporte des modifications majeures, comme un fronton sculpté représentant Minerve et la transformation des baies. Endetté, il revend le château en 1730 à Jules-Robert de Cotte, architecte du roi, qui y ajoute des boiseries, des tableaux, et décore les fermes du domaine. Les jardins à la française, créés sous Jacques Galland vers 1663, incluent une allée d’ormes (Retourneloup) et un potager arrosé par la rivière locale. Le domaine, avec ses dépendances (ferme, colombier de 3 500 boulins, melonnière), illustre l’intérêt aristocratique pour l’agriculture et l’art.

Au XIXe siècle, le château passe entre les mains de la famille Herbelin, puis de la peintre Madeleine Lemaire, célèbre pour ses roses et son salon parisien fréquenté par Marcel Proust. Ce dernier s’inspire du lieu dans À la recherche du temps perdu, décrivant ses marronniers et son atmosphère. Épargné par les deux guerres mondiales malgré une occupation allemande en 1940, le château tombe en ruine après 1945. Une campagne de restauration débutée en 1992 sauve le monument, classé depuis 1948, ainsi que son parc et ses jardins (classés en 1996).

Les dépendances, comme la ferme du XVIIe siècle en briques et pierres, ou le colombier restauré en 1992, témoignent de l’architecture rurale d’époque. La melonnière, conçue par Jules-Robert de Cotte, utilise un système ingénieux de murs pour cultiver des melons sous ce climat. La grille d’honneur Louis XV et les communs complètent cet ensemble harmonieux, reflétant l’évolution des goûts et des techniques entre Renaissance et siècle des Lumières.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.